Par Floriane Salgues pour emarketing.fr le 7 juin 2017 

L’application organise son premier salon des « Instapreneurs », le 17 juin 2017. Retour avec Julie Pellet, responsable du développement de la marque Instagram en Europe du Sud, sur les dernières actualités du réseau social aux 700 millions d’utilisateurs.

En avril 2017, Instagram a atteint le cap de 700 millions d’utilisateurs mensuels dans le monde. « Nous avons gagné les 100 derniers millions d’utilisateurs en moins de quatre mois », se félicite Julie Pellet, responsable du développement de la marque Instagram en Europe du Sud, à l’occasion d’une rencontre dans les locaux de la plateforme sociale. En décembre 2016, Instagram affiche ainsi 600 millions d’utilisateurs (versus 500 millions, en juin 2016). Une croissance rapide… et durable : 400 millions d’utilisateurs reviennent chaque jour sur le réseau, annonce l’application.

Les marques occupent une place de choix sur la plateforme : « 80 % de la communauté est connectée à une marque, rappelle Julie Pellet. Et 8 millions de sociétés ont transformé leur compte Instagram en un compte d’entreprises. » D’ailleurs, 60 % des Instagrammeurs confient avoir découvert un produit ou service sur Instagram. Autre donnée – et non des moindres – : le réseau social compte un million d’annonceurs actifs chaque mois sur son application (contre 500 000, en septembre 2016).

Le premier salon des Instapreneurs
Prochaine actualité d’Instagram : l’organisation, le 17 juin 2017, au Carreau du Temple (Paris) du premier salon des Instapreneurs. « L’idée du salon a émergé depuis la France, retrace la responsable du développement de la marque Instagram. Ce sera le premier au monde pour Instagram, abstraction faite du salon dédié aux moins de 25 ans organisés par le Brésil, en mai dernier. » Preuve de l’importance de l’événement, Jim Squires, le nouveau Head of Business d’Instagram, fera le déplacement depuis le siège californien. 50 pépites françaises, petites et moyennes entreprises, dans des secteurs comme la mode, le sport, l’art, la décoration, la food, la beauté, la santé ou encore, l’enfant, seront présentes sur des stands dédiés, pour vendre leurs produits ou échanger avec le grand public. « Le nom « Instapreneurs » a émergé des marques, qui se nomment ainsi », poursuit Julie Pellet, rappelant que certaines ces pépites sont nées sur Instagram, à l’instar de Coucou Suzette (présente sur le salon), dont la fondatrice, Juliette Mallet, a construit son business sur la plateforme. « 80 % du développement est le fait d’Instagram », relève Julie Pellet.

Quatre conférences sur le thème de l’entrepreneuriat se tiendront également lors du salon : Comment les marques made in France séduisent à l’international (11 heures) ; Jeunes entrepreneurs, la relève (15 heures) ; Transformer sa passion en business, un rêve rendu possible grâce à Instagram (16 heures) ; L’entreprenariat au féminin : women power (18 heures). Des animations – comme un photobooth – complèteront le dispositif.

Stories, aller plus loin que Snapchat
Inspirées de Snapchat, les Stories d’Instagram ont séduit, depuis leur lancement en août 2016, 200 millions d’Instagrammeurs quotidiens (versus 150 millions en janvier 2017). Face à « l’engouement » des utilisateurs pour ce nouvel outil, les marques se sont lancées sur le créneau, pour montrer les coulisses de leurs événements, dévoiler des tutoriaux ou des processus de fabrication, ou, encore, diffuser des interviews de leurs égéries. Avec succès : Un tiers des Stories les plus vues sont celles de marques, indique Julie Pellet. En janvier 2017, 30 marques internationales, dont Louis Vuitton et Renault, testent l’intégration de la publicité dans les Stories. Objectif : encourager la création de contenus verticaux pour s’intégrer à l’utilisation mobile et plein écran. Instagram donne également aux marques la possibilité d’intégrer dans les Stories des liens sortants.

Dernières nouveautés : la création de boomerang dans les Stories, la possibilité de mentionner d’autres comptes, l’apposition de stickers, ou la création d’un hashtag réunissant le contenu permanent. « Le défi des marques va être de trouver le bon rythme entre des contenus permanent et éphémère. Le challenge est de créer du contenu qui ne vivra que 24 heures », explique Julie Pellet.

De nouvelles statistiques disponibles pour les marques
Lancés par le média social en juin 2016, les comptes entreprises (gratuits) offrent notamment aux marques des statistiques sur les posts ayant le mieux fonctionné, sur les audiences (genre, âge, pays), et sur les jours de la semaine et les horaires à privilégier. De nouvelles statistiques ont été ajoutées récemment par le réseau social, notamment au sein des Stories : ainsi, les marques peuvent connaître le nombre de personnes ayant sauvegardé le contenu qu’elles publient. « Il s’agit d’un vrai signal sur les produits qui marchent le mieux », note Julie Pellet.

Le lancement de « Shopping »
« Nous planchons sur les signaux d’intention et le full funnel marketing, révèle la responsable du développement de la marque. L’objectif est d’aider les marques à travailler la considération du produit et la conversion sur mobile, en permettant d’en savoir plus sur un produit. » D’où le lancement de « Shopping », aux États-Unis, le 30 mai 2017, qui permet aux marques de taguer jusqu’à 5 produits sur un contenu organique. L’utilisateur cliquant sur le tag arrive, toujours dans Instagram, sur une page d’informations relatives au produit sur laquelle un lien redirige vers la page d’achat. Le projet est en test sur trois industries (mode, beauté et accessoires), avant un lancement plus général aux États-Unis… et en France, en cas de réussite du dispositif sur le sol américain.

Quant à l’ajout d’un bouton de transaction, celui-ci n’est pas au programme. « Nous avons ajouté un bouton d’action pour la publicité, Shop Now, qui renvoie sur le site Web de la marque, explique Julie Pellet. Pour ce qui est du bouton de transaction, ce n’est pas une priorité, l’amélioration de la considération prime. »

Le focus sur la vidéo
Pour Instagram, pas question de se diversifier comme Snapchat et ses lunettes Spectacles. L’application compte se concentrer sur les développements propres à la plateforme. Le renforcement de la vidéo est l’un des axes de développement. « En 2020, il s’agira du format le plus consommé par les utilisateurs », prône Julie Pellet. D’autant que la consommation de vidéo sur la plateforme a augmenté de 150 % sur les 6 derniers mois.

Instagram compte aussi ouvrir son réseau à plus de régions dans le monde, Afrique et Asie, notamment.

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