La santé française malade de ses données

Le gisement des données de santé est formidablement prometteur, son exploitation calamiteuse

Depuis 2004, un “entrepôt de données” retraite les “feuilles de soins”. Chaque acte médical (près de 500 millions par an), chaque feuille de soins (plus de 1,2 milliard par an), chaque séjour hospitalier (plus de onze millions) font l’objet de plusieurs lignes d’informations renseignant les consommations remboursées à des assurés sociaux. Formidable gisement d’informations quasiment unique au monde car ces informations sont le plus souvent dispersées. Oui mais voilà, cette mine de data est quasi inexploitée. Accès dissuasifs, complexité des process, flou dans la gouvernance.

Les organismes privés lucratifs – assureurs, laboratoires, chercheurs du privé – ne peuvent en profiter. L’Etat n’a pas pris la mesure de cette richesse. D’ou une sous utilisation critique à l’heure ou les données sont des éléments stratégiques pour la politique de santé. Tellement essentielles que de nouveaux acteurs disruptifs – Google, IBM, Orange etc.- risquent de bousculer brutalement ce marché de la santé, en révolution

Par Patrick Arnoux pour le nouvel Economiste le 11/5/2017   > Lire l’article en entier

Millennials, la génération sans pareille

Par Philippe Plassar pour le Nouvel Economiste le

__Les baby-boomers voulaient changer la société, les millennials changeront l’homme

Les baby-boomers voulaient renverser la table en 68. Leurs descendants du début du XXIe siècle bousculent discrètement autant que sûrement les institutions de l’ancien monde.

Les soixante-huitards voulaient bannir l’autorité, les millennials, eux, s’en passent en court-circuitant les intermédiaires et les hiérarchies. Les soixante-huitards voulaient créer des communautés peace and love. Cinquante ans plus tard, les millennials s’affranchissent des groupes, préférant la fluidité des réseaux. Les soixante-huitards avaient été obligés de remiser leurs idéaux du fait de la crise, les millennials, pragmatiques, s’insinuent dans les interstices de cette dernière pour faire bouger les choses. Les millennials, “génération sans pareille” – une terminologie que nous empruntons au livre de Jean-Pierre Sirinelli (éditions Tallandier) –, réussissent là où leurs aînés ont échoué, parce qu’ils sont tout simplement profondément différents. Voici en quoi et pour quoi faire.

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Miroir mon beau miroir dis-moi comment j’existe

Stéphanie Marius pour emarketing.fr le 26/5/2016


__ »Hyper reality », ou les dangers de la réalité augmentée : l
e court-métrage dystopique du réalisateur Keiichi Matsuda met en scène une jeune femme dans un monde totalement envahi par la réalité augmentée (pubs, applications, décors factices qui se superposent aux rayonnages d’un magasin).

Dans un système de gamification permanente et de conversation constante avec le service clientèle des marques, l’héroïne se déconnecte de la réalité et se laisse dicter ses choix de consommation. Alors que le film n’utilise que des technologies existantes, il interroge marques et consommateurs sur la nécessité d’un espace de silence et de calme, en réponse à la surinformation. Le film s’ouvre sur cet avertissement : « Peut causer des maux de tête ».

Adobe lance sa plateforme dédiée à la création et au partage de contenus visuels

Adobe vient de lancer l’Adobe Spark Platform, composée d’une application web ainsi que trois « companion apps » sous iOS (Spark Post, Spark Page and Spark Video), déjà sorties. Il permet aux utilisateurs de créer des posts illustrés sur les réseaux sociaux (notamment des web stories et des vidéos animées) via une seule interface. Les utilisateurs peuvent se logger grâce à un identifiant Adobe, Google ou Facebook, afin de synchroniser leurs contenus sur les différents supports.

Finies les applis, voici venu le temps des cartes

Alors que la plupart des applications sur mobile demeurent très peu utilisées, des UX designers ont créé des interfaces simplifiées, qui nécessitent moins d’actions de la part de l’utilisateur. Grâce à la collecte de datas, ces « cartes » peuvent, par exemple, comprendre que le mobinaute se trouve dans un aéroport afin de lui présenter son pass d’embarquement. Le Passbook d’Apple et Google Now, par exemple, se montrent capables d’afficher une carte de fidélité ou une carte d’embarquement lorsque le mobinaute passe devant un café ou traverse un aéroport.

Littlstar, une start-up qui réconcilie les marketers et la réalité augmentée

La start-up Littlstar (qui provient de l’incubateur de Disney) lance un service qui permet aux marketers de savoir quels éléments un spectateur a regardés lorsqu’il utilise un casque de réalité virtuelle ou visionne une vidéo à 360°. Les zones vues par le consommateur sont ensuite reconstituées sous forme de taches colorées sur la vidéo. Les marketers peuvent ainsi détecter les éléments importants qui n’ont pas été vus. ABC, National Geographic et Lexus ont déjà testé le service.

Retrouvez cet article sur : www.e-marketing.fr – « Les 10 idées marketing (23-27 mai) »

 

Comment éviter de se faire disrupter ?

Par Amélie Moynot pour chefdentreprise.com le 11/05/2016


__L’une des principales craintes des grandes entreprises aujourd’hui ? Se faire doubler, sur leur marché, par de nouveaux entrants qu’elles n’auraient pas vu venir. Mais des solutions existent, à condition, toutefois, d’accepter de se remettre en question.

Objectif : ne pas se retrouver au tapis. Voilà du moins ce qui s’est dessiné, en filigrane, lors d’une conférence sur le management du futur organisée par l’organisme de formation Demos, mardi 10 mai 2016 à Paris.

A cette occasion, Arnaud Winther, président d’AWperformances, société spécialisée dans la transformation des organisations, et également animateur du think tank Management du futur d’InnoCherche, réseau de veille sur l’innovation, est revenu sur la question.

Son constat de départ : le digital a fait évoluer les méthodes de fonctionnement des entreprises.  » Des révolutions, il y en a toujours eu. Ce qui change avec le digital, c’est la rapidité avec laquelle la disruption s’installe « , observe l’expert.

Voici quelques clés pour éviter de se faire surprendre

  1. Orienter sa veille. Certains secteurs innovent plus vite que d’autres. Parmi eux, huit, promis à une croissance exponentielle, sont à guetter plus particulièrement. Les dirigeants peuvent regarder par exemple du côté de l’intelligence artificielle, des nanotechnologies, des robots et des drones ou encore de l’impression 3D.

  1. Penser  » usage « . Pour réussir, il s’agit également de se poser la question des usages. Autrement dit, se demander ce qui va faire qu’une solution va être acceptée par les utilisateurs, qu’elle va leur donner envie de changer leurs habitudes et d’abandonner leurs outils habituels pour en tester de nouveaux.  » 90 % des start-up meurent car elles ne trouvent pas un usage « , souligne Arnaud Winther.

  1. Anticiper. Pour rester compétitif, impossible, par ailleurs, de faire l’impasse sur quatre questions fondamentales, afin de bien circonscrire son offre et les évolutions à lui imprimer pour perdurer. Ces questions sont les suivantes : qui pourrait avoir besoin de mon produit ? Que se passerait-il si le marché se désintermédiait ? Comment rebâtir mon offre de zéro ? Que pourraient faire les nouveaux entrants – qui pensent avec des nouveaux codes – sur mon marché ?

  1. Devenir agile.  » Pas de transformation digitale sans transformation culturelle et managériale « , affirme Arnaud Winther. L’un des piliers de cette nouvelle culture, c’est l’adaptabilité. En effet, l’excellence opérationnelle ne suffit plus : il faut désormais aussi être capable de prendre en compte en temps réel les réalités d’un monde complexe. De ce principe découle une nouvelle organisation des entreprises où, notamment, l’entité  » équipe  » a davantage sa place, plus désormais que le leader détenant à lui seul toute l’autorité et le pouvoir de décision. La taille de l’équipe idéale ? Entre 4 et 6, selon les sources citées par Arnaud Winther. L’idée étant d’avoir un but partagé permettant d’être capable de prendre les bonnes décisions au moment opportun.

  1. Repenser son management. De fait, apparaissent de nouvelles formes de management, qui mettent la responsabilité des salariés au centre. Responsabilité, liberté, sens de l’initiative… C’est le cas par exemple dans le modèle de l’entreprise libérée, invitant à valoriser la capacité d’entreprendre des salariés pour, notamment, favoriser l’engagement des collaborateurs.

Pour 47% des chefs d’entreprise, le numérique est un effet de mode

Publié le 13/05/2016 par Bénédicte Gouttebroze pour Chefs d’entreprise magazine


Comment les entreprises perçoivent-elles la transition numérique qui les touche depuis plusieurs années? Le Cesi a consacré un volet de l’Observatoire social de l’entreprise à ce thème.

Verdict: plus l’entreprise est petite, moins le dirigeant est convaincu de l’importance de cette transition. D’après l’Observatoire social de l’entreprise du Cesi, pour 38% des dirigeants, la transition numérique reste un sujet secondaire. Les salariés semblent y accorder plus d’importance que les chefs d’entreprise: plus de la moitié (52%) jugent le sujet stratégique ou essentiel. À noter, la perception du numérique dépend fortement de la taille de l’entreprise. 69% des dirigeants d’entreprises de 10 à 499 salariés et 85% de ceux de grandes structures estiment que « la transition numérique révolutionne véritablement les modalités de fonctionnement des entreprises », alors que pour 50% des dirigeants de TPE, « le numérique constitue un simple phénomène de mode ». Cependant, si l’importance à accorder au sujet divise encore les dirigeants, tous constatent que cette transformation a un impact direct sur leur activité. Ainsi, 54% des dirigeants déclarent que la transition numérique a accru le niveau d’exigence de leurs clients, et 52% qu’elle a des conséquences sur leur stratégie de relation client.

Chatbots versus appli : Microsoft a encore des progrés à faire mais c’est très prometteur !

Anais Moutot, correspondante Les echos.fr à San Francisco le 31/03/2016

chatbots_Les messageries instantanées se transforment en super-plateformes où des robots conversationnels aident à exécuter tout type de tâches – commander un VTC, réserver un billet d’avion ou choisir le fromage sur sa pizza.

“Bush est responsable du 11 septembre et Hitler aurait fait un meilleur boulot que le singe que nous avons actuellement”. Voici l’une des déclarations très nuancées que Tay, le “chatbot” de Microsoft lancé le 23 mars dernier avec une photo de profil d’adolescente, a fait sur Twitter il y a quelques jours, conduisant l’entreprise de Redmond à suspendre en urgence son compte et à s’excuser platement vendredi dernier.

« Malheureusement, dans les 24 premières heures où elle (Tay) était en ligne, nous avons constaté un effort coordonné par certains utilisateurs pour maltraiter Tay et son habilité à communiquer afin qu’elle réponde de manière inappropriée », avait expliqué Microsoft dans un communiqué.

Cet incident montre les limites de ce type de technologie : le robot, nourri des conversations des humains sur Twitter, est devenu raciste à leur contact. Mais cela n’a pas empêché Microsoft de présenter ce type de robots conversationnels comme le pivot de sa nouvelle stratégie, à l’occasion de sa conférence pour les développeurs organisée à San Francisco mercredi.

“Cette transition vers les bots est aussi importante que l’arrivée du web ou l’utilisation de l’écran tactile sur les smartphones”, a déclaré Satya Nadella, le PDG de la société, face à un parterre de 5.000 développeurs. L’idée d’un robot discutant avec les humains n’est pas nouvelle. Dès 1964, un programme informatique baptisé Eliza simulait les talents d’un psychothérapeute face à un patient.

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J’en ai rêvé, pas vous?

teleportation__La téléportation enfin disponible grâce à la 3D ! Les technologies en trois dimensions sont au cœur de l’actualité, Microsoft repousse les limites du possible!

La firme américaine présente cette fois-ci la téléportation en trois dimensions : l’Holoportation.
Le principe est très simple : par l’intermédiaire de plusieurs caméras high-tech, il est alors possible de s’enregistrer en 3D pour se téléporter holographiquement dans une autre pièce.
Une technique qui permet d’intéragir avec un interlocuteur et même d’enregistrer le rendez-vous pour pouvoir se le repasser, à nouveau en trois dimensions grâce au casque de réalité virtuelle de Microsoft : l’Hololens.
Cette technologie pourrait bientôt arriver dans nos salons .
Démonstration en vidéo et explications supplémentaires : Lire l’article en entier sur pepsnews.com