Instagram, quelles sont les nouveautés du réseau social ?

L’application organise son premier salon des « Instapreneurs », le 17 juin 2017.

Retour avec Julie Pellet, responsable du développement de la marque Instagram en Europe du Sud, sur les dernières actualités du réseau social aux 700 millions d’utilisateurs.
En avril 2017, Instagram a atteint le cap de 700 millions d’utilisateurs mensuels dans le monde. Poursuivre la lecture « Instagram, quelles sont les nouveautés du réseau social ? »

Transition média, ou comment les marques se transforment en médias grâce au content marketing

Accompagner les marques dans leur transformation digitale et dans leur transformation média est un enjeu central du content marketing. Car quelle que soit la taille des organisations, les marques ont aujourd’hui l’opportunité de s’affranchir des intermédiaires pour devenir leur propre support média.

Pendant les 3 minutes que vous consacrerez à la lecture de cet article, 1.500 heures de vidéos seront uploadées sur YouTube, 9 millions de nouveaux posts seront publiés sur Facebook, 4.200 nouveaux articles seront mis en ligne via WordPress. Ces chiffres illustrent bien l’ampleur du tsunami de contenu que nous vivons.

Raz-de-marée informationnel
Inéluctablement, ce raz-de-marée informationnel se heurte aux limites de notre réalité physique: les journées ne durant que 24 heures, notre temps disponible pour assimiler un flux d’information en constante augmentation manque.

Pour être visible, les marques doivent redoubler d’efforts.
Dans ce paysage de plus en plus saturé, les marques doivent redoubler d’efforts et de moyens pour surnager au milieu de cet océan de contenu, pour développer leur notoriété, transmettre leurs messages et finalement augmenter leur chiffre d’affaires.

Mais si les leviers paid media permettent d’émerger facilement grâce à des budgets plus ou moins importants, la visibilité acquise s’évapore aussitôt les campagnes terminées et les crédits épuisés.

De plus en plus de marques saisissent désormais l’intérêt de se doter d’une stratégie de contenu permettant de positionner leur propos sur le long terme, de se distinguer en tant qu’acteur crédible, de fidéliser une audience et de doper leur trafic organique grâce aux bénéfices précieux du SEO.

Du vendeur à l’éditeur
Et parce que bien souvent, le premier arrivé rafle la mise, il existe une véritable opportunité à parler avant les concurrents, pour peu que les contenus créés soient de qualité et leur performance mesurable.

Dans cette optique, les marques intègrent de plus en plus les techniques jusque-là cantonnées aux rédactions et aux acteurs de l’audiovisuel. En se faisant accompagner par une agence ou, pour les plus matures, de manière autonome.

De la production erratique de contenu – « pour être présents dans Google » – à la publication régulière de contenu à haute valeur ajoutée, en passant par la mise en place de studios intégrés, une transition subtile est en train d’opérer. Les marques deviennent de véritables médias, se dotant des mêmes attributs et méthodes.

Pour certaines marques devenues média, cette démarche poussée à l’extrême a même rencontré un succès impressionnant grâce à l’élaboration minutieuse de contenus champions, si bons qu’ils doivent être partagés. On a bien en tête l’exemple de la Harvard Business School et de sa revue, Harvard Business Review. Celle-ci, publiée dès 1922 et disponible offline et online en 12 éditions locales, a contribué à la renommée internationale de l’école de Boston.

Sur le même modèle, Red Bull et sa revue The Red Bulletin publie désormais dans 10 pays et 5 langues pour tous ceux qui souhaitent repousser les petites et grandes limites du quotidien: 550.000 abonnés payants.

Plus récemment, la chaîne d’hôtels Marriott a décidé d’intégrer un content studio au coeur même de son écosystème digital. Celui-ci a déjà produit une série télé (The Navigator Live), une trilogie de courts métrages à succès (Two Bellmen Three) et un magazine en ligne (Marriott Traveler).

Mais revenons à la France: si les marques hexagonales n’en sont pas encore à ce degré de maturité et d’investissement, elles en prennent clairement le chemin. Et pour ne pas rester au bord de la route du content marketing, elles ont tout intérêt à se faire accompagner de professionnels du contenu.

Par Grégory Dominé pour emarketing.fr le 18 mai 2017

Six solutions pour collecter, centraliser et organiser la data

L’augmentation du volume de données dont disposent les directions marketing, doublée de la multiplication des sources, permet de prendre de bonnes décisions. Mais peut aussi virer au casse-tête. Panorama de six solutions pour bien organiser une stratégie « data gérées ».

1. Nettoyer la base de données

2. Réconcilier des data disparates

3. Contourner des silos

4. Révéler le potentiel des données clients

5. Pilotage en temps réel

6. Modéliser le mix marketing

Publié par Christine Monfort le 2 mai 2017 pour e-marketing.fr > lire l’article complet

Miroir mon beau miroir dis-moi comment j’existe

Stéphanie Marius pour emarketing.fr le 26/5/2016


__ »Hyper reality », ou les dangers de la réalité augmentée : l
e court-métrage dystopique du réalisateur Keiichi Matsuda met en scène une jeune femme dans un monde totalement envahi par la réalité augmentée (pubs, applications, décors factices qui se superposent aux rayonnages d’un magasin).

Dans un système de gamification permanente et de conversation constante avec le service clientèle des marques, l’héroïne se déconnecte de la réalité et se laisse dicter ses choix de consommation. Alors que le film n’utilise que des technologies existantes, il interroge marques et consommateurs sur la nécessité d’un espace de silence et de calme, en réponse à la surinformation. Le film s’ouvre sur cet avertissement : « Peut causer des maux de tête ».

Adobe lance sa plateforme dédiée à la création et au partage de contenus visuels

Adobe vient de lancer l’Adobe Spark Platform, composée d’une application web ainsi que trois « companion apps » sous iOS (Spark Post, Spark Page and Spark Video), déjà sorties. Il permet aux utilisateurs de créer des posts illustrés sur les réseaux sociaux (notamment des web stories et des vidéos animées) via une seule interface. Les utilisateurs peuvent se logger grâce à un identifiant Adobe, Google ou Facebook, afin de synchroniser leurs contenus sur les différents supports.

Finies les applis, voici venu le temps des cartes

Alors que la plupart des applications sur mobile demeurent très peu utilisées, des UX designers ont créé des interfaces simplifiées, qui nécessitent moins d’actions de la part de l’utilisateur. Grâce à la collecte de datas, ces « cartes » peuvent, par exemple, comprendre que le mobinaute se trouve dans un aéroport afin de lui présenter son pass d’embarquement. Le Passbook d’Apple et Google Now, par exemple, se montrent capables d’afficher une carte de fidélité ou une carte d’embarquement lorsque le mobinaute passe devant un café ou traverse un aéroport.

Littlstar, une start-up qui réconcilie les marketers et la réalité augmentée

La start-up Littlstar (qui provient de l’incubateur de Disney) lance un service qui permet aux marketers de savoir quels éléments un spectateur a regardés lorsqu’il utilise un casque de réalité virtuelle ou visionne une vidéo à 360°. Les zones vues par le consommateur sont ensuite reconstituées sous forme de taches colorées sur la vidéo. Les marketers peuvent ainsi détecter les éléments importants qui n’ont pas été vus. ABC, National Geographic et Lexus ont déjà testé le service.

Retrouvez cet article sur : www.e-marketing.fr – « Les 10 idées marketing (23-27 mai) »

 

Pub enrichies et vidéos intégrées… Les formats s’animent enfin

Par Nicolas Jaimes pour le JDN le 25/03/16

pub enrichies__Packshot qui mène à un site e-commerce, store-locator ou boutons de partage… Les publicités vidéos embarquent de plus en plus d’éléments « rich media ». Le point sur les formats proposés.
Oubliées les publicités vidéos « statiques » bêtement déclinées à partir de formats TV. Sur le Web, la tendance est désormais à l’interactivité avec des publicités qui, en plus de l’histoire qu’elles racontent en vidéo, embarquent de plus en plus d’éléments d’interaction.
Un format Vpaid standardisé par l’IAB
« Un format enrichi nous permet d’être plus explicite, en mettant en avant un packshot du produit, en proposant à l’internaute de le tester ou même de l’acheter, via des options qui s’affichent sur la vidéo en surbrillance ou à côté », explique le patron de StickyAds.tv France, Nicolas Mignot. Une option rendue possible par la démocratisation d’un format technique standardisé par l’IAB, Vpaid, qui permet aux plateformes d’ajouter des surcouches html ou flash à leur vidéo.Le format est particulièrement prisé des éditeurs car plus rémunérateur avec « un CPM de 25 à 50% plus élevé chez Advideum », affirme Matthieu Lecann, patron de la régie vidéo française. 30% des campagnes diffusées sur son réseau sont désormais « shoppables », contre 10% il y a 10 ans.Lire l’article en entier

Le marketing de pointe : Facebookez et vous serez ciblé !

Publié le 25/03/2016 par Alexis Dufresne, CEO de Faveeo

[Tribune] 2016: le passage du marketing intuitif au marketing prédictif__ Il y a un an, Facebook annonçait le lancement de son offre Facebook Topic Data, dans une relative discrétion – en tout cas dans l’Hexagone. Pourtant, loin d’être un gadget de plus, FTD est tout simplement le tueur du marketing « à la papa », celui qui mesure le ROI au doigt mouillé et croise les doigts pour atteindre sa cible.

FTD est une offre commerciale qui permet aux marques d’accéder à des données précieuses de segmentation client agrégées et anonymisées, relatives à toutes les publications et actions sur le réseau social. Cet outil permet donc à ses détenteurs d’extraire et d’analyser les publications et commentaires relatifs à une marque (ou autre sujet stratégique) sur l’ensemble de la plateforme et pas seulement sur les pages entreprise, tel que proposé aujourd’hui par les divers prestataires de solutions classiques de monitoring.

La solution lève le voile sur le contenu des 7 milliards d’interactions quotidiennes sur le réseau social.

Prenons le cas de la marque (fictive) Denteor, qui fabrique des dentifrices depuis 1949. Des centaines de campagnes ont été lancées par ses services commerciaux, pour promettre tour à tour une haleine fraîche, des dents plus blanches, une dentition de star… autant d’arguments pertinents pour certains, mais ineptes pour leurs voisins. Pour la première fois, les marketeurs ont accès, à travers l’intelligence artificielle, à un outil capable de segmenter et donc comprendre leurs audiences, d’identifier des tendances de consommation, mesurer et analyser les réputations et sentiments relatifs à une marque, déterminer les profils sociodémographiques et la localisation des individus ou encore mesurer les effets d’une campagne marketing. Personnaliser davantage son offre Concrètement, les marques ayant accès à FTD savent quelles cibles achètent quels profils, connaissent les sentiments et avis exprimés sur Facebook sur le sujet. C’est une véritable cartographie humaine qui est désormais à portée de mains des utilisateurs de ce service: en effet, Coca-Cola a accès depuis des années aux informations des internautes connectés à ses pages; mais la marque peut désormais en savoir davantage sur les acheteurs de Pepsi.

Lire l’article en entier 

Les 11 tendances Technologies Médias Télécommunications de Deloitte

Publié sur offremedia.com le 4/2/2016

 _ La réalité virtuelle franchira pour la première fois la barre du milliard de dollars US, le mobile à l’abri des ad-blockers, les photos en ligne, la fin des appels vocaux, la résistance du cinéma… ce sont quelques-unes des tendances 2016.

Comme chaque année Deloitte dévoile son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usages, de consommations et de marchés dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) en 2016.

Les 11 grandes tendances qui marqueront l’année 2016 :

1. Réalité virtuelle : la niche qui valait un milliard
Le marché de la réalité virtuelle devrait générer un milliard de dollars US de chiffre d’affaires, dont 700 millions en ventes de casques et 300 millions issus des jeux vidéo.
En 2016, c’est presque exclusivement dans le domaine des jeux vidéo que la réalité virtuelle va être utilisée, en particulier par les gamers. «(…) A plus long terme, la réalité virtuelle représente de telles possibilités, notamment en termes de marketing et de sécurité, qu’il est probable que son développement s’accélère encore et se généralise», estime Ariane Bucaille, Associée responsable TMT pour Deloitte France.


2. Les technologies cognitives à l’assaut des logiciels d’entreprises
Les éditeurs de logiciels ont déjà compris le potentiel que représentent ces technologies pour leur secteur d’activité. A la fin de l’année 2016, plus de 80 des 100 gros éditeurs de logiciels mondiaux auront intégré une ou plusieurs technologies cognitives à leurs produits.


3. Le paiement du bout des doigts prêt à passer à la vitesse supérieure
Avec un taux d’abandon du panier sans finalisation de la commande pouvant grimper jusqu’à 80% sur smartphone, les acteurs du e-commerce ont tout intérêt à favoriser l’adoption des solutions de paiement conçues pour simplifier l’acte d’achat. D’ici à fin 2016, Deloitte estime que le nombre de consommateurs ayant recours à ces solutions devrait croître de 150% pour atteindre 50 millions d’utilisateurs réguliers à travers le monde.


4. Blocage de la publicité mobile : le séisme n’aura pas lieu
La frénésie autour des bloqueurs de contenus semble aujourd’hui largement s’essouffler. Fin 2016, seuls 0,3% des utilisateurs de smartphones et tablettes devraient avoir installé un ad-blocker sur leurs terminaux mobiles. Selon Deloitte, les mobiles restent encore protégés car les ad-blockers n’atteignent pas encore le monde des applis.


5. Les appareils mobiles : la plateforme par excellence pour les jeux
Les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux en 2016, générant 37% des ventes et 35 milliards de dollars US de recettes, soit une hausse de 20% par rapport à 2015. Comparativement, les jeux pour ordinateur portatif occuperont 34% du marché et les jeux pour console 29%, respectivement en hausse de 5% et 6% par rapport à 2015.



6. Le cinéma résiste à la concurrence du numérique
Deloitte mise sur une contraction d’environ 3% du marché nord-américain avec 10,6 milliards de dollars US de recettes et 1,3 milliard d’entrées. En dépit de cette baisse à venir, le secteur résiste mieux que d’autres à la concurrence du numérique.


7. Le marché de la télévision US : l’érosion mais pas l’implosion
Si les Etats-Unis demeurent le poids lourd du marché de la télévision avec 170 milliards de dollars US de recettes, une érosion lente mais continue se profile pour 2016 : la part de «cord cutters» – les abonnés résiliant leur contrat pour souscrire à la SVOD – devrait atteindre les 1% ; la pénétration de la TV payante devrait chuter de 2% pour s’établir à 81% ; et le temps moyen passé devant la TV chaque jour par les Américains de plus de 18 ans devrait poursuivre sa baisse à 320 minutes par jour.


8. L’ultra haut débit met un pied sur l’accélérateur
D’ici à fin 2016, le nombre d’internautes à travers le monde disposant d’un débit équivalent à 1 gigabit par seconde (Gbit/s) s’élèvera à 10 millions, soit 10 fois plus qu’aujourd’hui.


9. Smartphones usagés : un marché d’occasion avec une valeur de 17 milliards de dollars US
En 2016, les consommateurs devraient vendre ou s’échanger entre eux environ 120 millions de smartphones usagés, générant plus de 17 milliards de dollars US de revenus à leurs propriétaires.


10. Partage de photos : vers l’infini et au-delà
En 2016, 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne, en augmentation de 15% par rapport à 2015. Les trois quarts de ces photos seront partagés et le reste sera sauvegardé sur Internet. En outre, plus de 90% de ces photos auront été prises sur des smartphones ; les 10% restants proviendront d’appareils photo reflex ou numériques, de tablettes ou d’ordinateurs portables.


11. Quand la voix se fait muette
La part de personnes n’ayant passé aucun appel depuis leur smartphone sur les 7 derniers jours serait passée de 11% à 23% ces quatre dernières années. Le phénomène pourrait même s’accentuer en 2016. Deloitte prévoit que 26% des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine donnée.

Data anthropologique ou big brother ?

Interview Alan Banks par Benjamin Adler, INflencia, août 2015 _ Quelle est aujourd’hui la relation entre l’instinct et la data ? Est-elle déjà concrète, est-ce une nécessité et si oui pour quoi faire ?

canapé usbAB : beaucoup de travail est fait autour des technologies prédictives. Le processus prédictif sert les choses sur un plateau, le marché n’a alors pas besoin de comprendre l’instinct mais la finalité et les atouts qui y mèneront. La Google Car est un très bon exemple : vous lui dites « je veux aller là » et vous la laissez conduire. Pensez au nombre de données importées par la voiture pour choisir les meilleures rues à la meilleure vitesse possible. L’avenir sera complètement centré sur le résultat avant tout.

La data au centre de l’Internet of Things, principalement utilisé aujourd’hui pour du marketing en temps réel. Comment voyez-vous ce mariage à l’avenir ?

AB : l’IoT est juste une source différente de données. Je prends l’exemple de My Fitness Pal : vous portez votre fitbit qui collectionne les données sur votre condition physique et nous interagirons ensuite en fonction d’elles. Les objets portables connectés seront primordiaux dans le futur. La biométrique sera également importante. Le comportement indique une condition et permet alors aux marques de deviner les conseils qu’elle peut livrer dans le temps de manière régulière. Si le consommateur est mieux appréhendé et connu, il est possible de cibler l’affichage et le contenu sur un réseau social spécifique et pour un individu spécifique. Cela assure un meilleur usage de votre budget marketing.

> lire la suite

Le searchandising ou comment améliorer votre taux de conversion par une recherche interne performante

Par Thibault Jaime de Scinetik pour ecommercemag.fr le 24/05/13

vous etes iciLa notion de searchandising se popularise, on en connait les bénéfices sur les taux de conversion d’un site marchand mais la mise en oeuvre reste complexe. Le but de cet article est de donner un exemple de pilotage d’un site e-commerce par l’exploitation de la donnée. Voici quelques clés pratiques au niveau du front et du middle office pour optimiser la recherche interne de votre site.

Notre constat est que bien souvent les outils d’action sont dé-corrélés des outils de mesure, rendant ainsi complexe le travail de vos équipes. D’un côté les Compario, Fredhopper, Endeca, … vous donnent les moyens de travailler votre recherche interne, de l’autre les Google Analytics, Omniture, ComScore… remontent les résultats (plus ou moins proprement en fonction de la qualité de votre plan de tag). Mais rares sont les outils qui allient les 2 composantes, permettant d’associer actions et résultats dans la même interface pour travailler de manière efficiente.

Dans cet article, nous nous attacherons donc à boucler la boucle : de l’analyse amont pour la prise de décision au relevé des résultats suite à vos actions de searchandising.

1/ L’intégration de la recherche interne sur votre site

Commençons par le commencement. Vous avez choisi votre outil de searchandising et maintenant il faut l’intégrer à votre site. En front-office, vous devrez vous poser de nombreuses questions. Où placer le champ de recherche ? Faut-il mettre en place l’auto-complétion et comment ? Quel message afficher lorsque ma recherche ne renvoie pas de résultats ? Faut-il indexer tout le contenu du site ou uniquement les produits ?…Pour répondre à ces questions, vous allez faire des choix fondés sur des benchmarks, sur les conseils de votre éditeur ou de votre intégrateur, sur vos propres expériences passées… et surtout sur la réalité de vos données.

Par exemple, pour la refonte du site Delhaizedirect, l’analyse des données du webanalytics a permis de montrer que le taux de conversion des internautes qui utilisent la recherche interne est plus de 2 fois supérieur au taux de conversion des internautes qui ne font pas de recherche. Cependant, l’utilisation de la recherche était assez faible sur l’ancienne version du site, notamment à cause d’un moteur de recherche peu mis en valeur et peu performant. Un des partis pris de la refonte a été de replacer le moteur de recherche comme un élément central sur le site en magnifiant le champ de recherche dans le header, mais également de permettre à l’internaute de faire une recherche à n’importe quel moment sur le site en gardant le moteur de recherche toujours présent en haut de page, même en cas de scroll.

L’analyse des résultats a posteriori a montré une augmentation de +45% de la proportion des visites utilisant la recherche interne. Contribuant ainsi à l’effort global de la refonte qui a permis de diminuer de 40% le temps moyen passé pour faire ses courses sur le site.

2/ L’optimisation au quotidien

Mais croire que la modification du front-office à elle seule est la raison de l’écart de conversion est un leurre. Une grande partie du travail d’optimisation se fait dans l’ombre du middle-office (paramétrage de la console de l’outil de searchandising).

Le 1er indicateur à suivre pour optimiser la recherche est le taux de 0 résultats. Il est calculé de la manière suivante : Nombre de recherches internes qui n’ont pas renvoyé de résultats / Nombre de recherches internes effectuées.

N.B. : pour calculer ce taux, il faut tagguer spécifiquement votre page de résultats de recherche en mettant en place 2 événements. Un événement qui se déclenche dès qu’une recherche est effectuée et un autre qui se déclenche lorsque la page de résultats ne renvoie aucun résultat. Vous pouvez le mettre en place avec n’importe quel outil de webanalytics (Google Analytics, Omniture, ComScore…).

Ce taux donne une bonne indication de la frustration de vos internautes. Il n’est pas rare de voir des taux de 0 résultats qui évoluent autour de 50% (une recherche sur deux ne donne pas de résultat !) pour les sites non optimisés.

Exemple de l’évolution du taux de 0 résultats pour un site non optimisé :

Votre objectif est de faire tendre ce taux vers 0%. Pour cela vous pouvez actionner différents leviers dans votre console middle-office. Nous en détaillerons deux:

– Mettre à jour le Thesaurus : votre outil de recherche interne vous permet de mettre à jour une liste de redirections de mots clés. Par exemple, vous remarquez que vos internautes recherchent souvent Pepsi, mais vous n’en vendez pas. En renseignant dans votre Thesaurus que Pepsi renvoie vers Cola, vous pourrez proposer un choix de produits approchant la recherche de votre internaute au lieu de le laisser sur une page vide. Vous faites ainsi baisser votre taux de 0 résultats.

N.B. Pour savoir quels sont les mots clés qui ne renvoient pas de résultats, une fois encore il va falloir utiliser le webanalytics. Lorsque vous tagguez votre page de résultats de recherche avec les 2 événements, il faut capturer le mot clé de la recherche dans une variable personnalisée. Ainsi, vous pourrez construire un rapport avec les mots clés de recherche interne qui ne renvoient pas de résultats. Et les inclure dans votre Thesaurus. Astuce : commencez par les mots clés qui génèrent le plus de recherches.

Exemple : liste de mots clés de recherche interne qui ne renvoient pas de résultats (OmnitureSiteCatalyst)

– Vérifier / optimiser les règles d’indexation : lorsqu’une recherche est tapée dans le champ de recherche, le moteur de recherche doit savoir où aller chercher une correspondance pour ce mot clé. Les possibilités sont multiples : dans le nom du produit, dans la description du produit, dans certains attributs du produit (couleur, taille…), dans les avis liés au produit… Des poids sont attribués aux différents champs en fonction de leur importance. Normalement ce paramétrage a été fait par l’éditeur lors de la mise en oeuvre de l’outil. Vérifiez tout de même et jouez avec les poids en fonction des spécificités de votre catalogue (propreté de votre catalogue, contenu des champs, présence ou non d’avis, stock, marges…).

Un dernier chiffre pour conclure : un taux de 0 résultats de 50% peut être réduit à moins de 20% en quelques semaines, contribuant ainsi à augmenter le taux de conversion global du site d’au minimum 5% (Benchmark Scinetik).