Pub enrichies et vidéos intégrées… Les formats s’animent enfin

Par Nicolas Jaimes pour le JDN le 25/03/16

pub enrichies__Packshot qui mène à un site e-commerce, store-locator ou boutons de partage… Les publicités vidéos embarquent de plus en plus d’éléments « rich media ». Le point sur les formats proposés.
Oubliées les publicités vidéos « statiques » bêtement déclinées à partir de formats TV. Sur le Web, la tendance est désormais à l’interactivité avec des publicités qui, en plus de l’histoire qu’elles racontent en vidéo, embarquent de plus en plus d’éléments d’interaction.
Un format Vpaid standardisé par l’IAB
« Un format enrichi nous permet d’être plus explicite, en mettant en avant un packshot du produit, en proposant à l’internaute de le tester ou même de l’acheter, via des options qui s’affichent sur la vidéo en surbrillance ou à côté », explique le patron de StickyAds.tv France, Nicolas Mignot. Une option rendue possible par la démocratisation d’un format technique standardisé par l’IAB, Vpaid, qui permet aux plateformes d’ajouter des surcouches html ou flash à leur vidéo.Le format est particulièrement prisé des éditeurs car plus rémunérateur avec « un CPM de 25 à 50% plus élevé chez Advideum », affirme Matthieu Lecann, patron de la régie vidéo française. 30% des campagnes diffusées sur son réseau sont désormais « shoppables », contre 10% il y a 10 ans.Lire l’article en entier

On trouve tout sur Amazon, même ce qui est en cours d’invention !

Par Flore Fauconnier pour le JDN le 30/03/16

amazon objet connectés__Entre ses gammes Echo et Dash, l’écosystème qu’il construit autour d’elles et sa nouvelle plateforme AWS IoT, le géant de l’e-commerce avance avec méthode.

Dans le monde en 2020, on comptera 20,7 milliards d’objets connectés selon Gartner, 38,5 milliards selon Juniper Research, 42 milliards selon l’Idate et 50 milliards selon Cisco. Bref, nul ne sait combien de milliards exactement, mais la déferlante annoncée ne fait, elle, aucun doute. Amazon, qui est de tous les bons plans, n’allait pas regarder grossir ce gâteau les bras croisés. Il a donc rapidement attaqué différents maillons de la chaîne de valeur de l’IoT pour sécuriser sa position et tenter de devenir incontournable.

Echo : l’assistant personnel en plein essor

Première étape : construire ses propres objets connectés. Celui qui fait le plus de bruit actuellement est Echo. Haut-parleur intelligent lancé fin 2014, il intègre l’assistant personnel Alexa, développé par la firme pour concurrencer Siri d’Apple et Cortana de Microsoft en matière de reconnaissance vocale. On peut lui demander de donner la météo, de rechercher des informations, de diffuser de la musique depuis Spotify ou encore d’enregistrer une liste de courses et de réaliser un achat sur Amazon. L’assistant parcourt l’historique d’achat, y retrouve la référence déjà commandée, en indique le prix et demande une validation.

Echo conservant toujours une oreille active, l’utilisateur peut à tout moment lui donner un ordre. Et ainsi transformer Amazon, jusqu’ici site ou application de destination, en présence immatérielle autour du consommateur, sans cesse à l’écoute de ses désirs. D’autant que depuis sa création, le cylindre de 23 centimètres de haut n’a cessé de s’enrichir. Il peut maintenant interagir avec d’autres devices ou services via la plateforme web IFTTT, afin de piloter des appareils domotiques, d’appeler un Uber ou de commander une calzone chez Domino’s Pizza.

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Le marketing de pointe : Facebookez et vous serez ciblé !

Publié le 25/03/2016 par Alexis Dufresne, CEO de Faveeo

[Tribune] 2016: le passage du marketing intuitif au marketing prédictif__ Il y a un an, Facebook annonçait le lancement de son offre Facebook Topic Data, dans une relative discrétion – en tout cas dans l’Hexagone. Pourtant, loin d’être un gadget de plus, FTD est tout simplement le tueur du marketing « à la papa », celui qui mesure le ROI au doigt mouillé et croise les doigts pour atteindre sa cible.

FTD est une offre commerciale qui permet aux marques d’accéder à des données précieuses de segmentation client agrégées et anonymisées, relatives à toutes les publications et actions sur le réseau social. Cet outil permet donc à ses détenteurs d’extraire et d’analyser les publications et commentaires relatifs à une marque (ou autre sujet stratégique) sur l’ensemble de la plateforme et pas seulement sur les pages entreprise, tel que proposé aujourd’hui par les divers prestataires de solutions classiques de monitoring.

La solution lève le voile sur le contenu des 7 milliards d’interactions quotidiennes sur le réseau social.

Prenons le cas de la marque (fictive) Denteor, qui fabrique des dentifrices depuis 1949. Des centaines de campagnes ont été lancées par ses services commerciaux, pour promettre tour à tour une haleine fraîche, des dents plus blanches, une dentition de star… autant d’arguments pertinents pour certains, mais ineptes pour leurs voisins. Pour la première fois, les marketeurs ont accès, à travers l’intelligence artificielle, à un outil capable de segmenter et donc comprendre leurs audiences, d’identifier des tendances de consommation, mesurer et analyser les réputations et sentiments relatifs à une marque, déterminer les profils sociodémographiques et la localisation des individus ou encore mesurer les effets d’une campagne marketing. Personnaliser davantage son offre Concrètement, les marques ayant accès à FTD savent quelles cibles achètent quels profils, connaissent les sentiments et avis exprimés sur Facebook sur le sujet. C’est une véritable cartographie humaine qui est désormais à portée de mains des utilisateurs de ce service: en effet, Coca-Cola a accès depuis des années aux informations des internautes connectés à ses pages; mais la marque peut désormais en savoir davantage sur les acheteurs de Pepsi.

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Financements et partenariats

Aude Fredouelle JDN le 23/03/16

__ Les établissements bancaires, qui craignent la cannibalisation, travaillent de plus en plus de concert avec les start-up de la finance

95% des banques considèrent être confrontées à une concurrence croissante des fintech, selon une étude publiée le 15 mars par PwC. Et c’est peu dire que l’inquiétude est forte : 23% des dirigeants considèrent que cela met leurs activités en péril et les sondés issus du secteur bancaire estiment qu’ils pourraient perdre jusqu’à 24% de leurs parts de marché au cours des cinq prochaines années.

Pour éviter cette cannibalisation, les acteurs bancaires ont enclenché ces dernières années un processus de synergies. Si la forme la plus répandue reste le simple partenariat commercial, les banques françaises commencent à nouer des liens plus forts, en passant par des investissements et même des rachats.

Voici un panorama des rapprochements à date dans l’Hexagone.

Crédit Mutuel Arkéa

Le Crédit Mutuel Arkéa a été l’une des premières banques françaises à se positionner vis-à-vis des fintech. « Nous sommes assez présents sur la prestation de service en marque blanche, l’accompagnement des fintech qui ont besoin de notre ‘core banking system' », expliquait au JDN en avril 2015 Anne-Laure Navéos, en charge de la croissance externe et des partenariats. La plateforme de crédits Prêt d’Union passe ainsi par le système de Crédit Mutuel Arkéa, tout comme l’acteur de paiement Leetchi.

Le Crédit Mutuel Arkéa recourt aussi à des jeunes pousses pour offrir de nouveaux services à ses clients : la banque étend ainsi son offre de services financiers en ligne en misant sur les API d’Apigee.

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Collaborez en temps réel

JDN le 23/03/16 _ Et si le succès de Slack permettait de (re)découvrir une pépite française ? L’engouement médiatique pour la start-up américaine, lancée en 2013, a permis de mettre en lumière le marché des outils de collaboration en temps réel. 

Baptisées ChatOps, ces solutions de chat professionnel visent à faciliter la communication entre les membres d’une équipe projet. Plus ancien, l’éditeur français talkSpirit (ex-blogSpirit créé en 2004) a accompagné la mutation des réseaux sociaux d’entreprise (RSE) vers ces nouveaux outils de productivité. « Les RSE ne remplissent pas toujours les besoins de communication et de partage d’information d’une entreprise », estime Philippe Pinault, cofondateur de talkSpirit. « Ces solutions sont complexes et embarquent un grand nombre de fonctionnalités, peu ou pas utilisées. »

C’est de cette volonté de se rapprocher des besoins utilisateurs qu’est née la troisième version de talkSpirit, sortie fin 2015. Une vraie refonte. Simple et épurée, la nouvelle interface donne accès – comme les autres outils de ChatOps – à une messagerie instantanée, des groupes ouverts et privés ou encore un flux d’actualité.

Une interface qui n’a rien à envier à Slack

« L’interface n’a rien à envier à Slack en termes d’ergonomie », félicite Bastien Le Lann, responsable du pôle analyse et création du cabinet de conseil français Lecko – dont la dernière étude prend en compte ce changement de cap chez talkSpirit.

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Les 11 tendances Technologies Médias Télécommunications de Deloitte

Publié sur offremedia.com le 4/2/2016

 _ La réalité virtuelle franchira pour la première fois la barre du milliard de dollars US, le mobile à l’abri des ad-blockers, les photos en ligne, la fin des appels vocaux, la résistance du cinéma… ce sont quelques-unes des tendances 2016.

Comme chaque année Deloitte dévoile son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usages, de consommations et de marchés dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) en 2016.

Les 11 grandes tendances qui marqueront l’année 2016 :

1. Réalité virtuelle : la niche qui valait un milliard
Le marché de la réalité virtuelle devrait générer un milliard de dollars US de chiffre d’affaires, dont 700 millions en ventes de casques et 300 millions issus des jeux vidéo.
En 2016, c’est presque exclusivement dans le domaine des jeux vidéo que la réalité virtuelle va être utilisée, en particulier par les gamers. «(…) A plus long terme, la réalité virtuelle représente de telles possibilités, notamment en termes de marketing et de sécurité, qu’il est probable que son développement s’accélère encore et se généralise», estime Ariane Bucaille, Associée responsable TMT pour Deloitte France.


2. Les technologies cognitives à l’assaut des logiciels d’entreprises
Les éditeurs de logiciels ont déjà compris le potentiel que représentent ces technologies pour leur secteur d’activité. A la fin de l’année 2016, plus de 80 des 100 gros éditeurs de logiciels mondiaux auront intégré une ou plusieurs technologies cognitives à leurs produits.


3. Le paiement du bout des doigts prêt à passer à la vitesse supérieure
Avec un taux d’abandon du panier sans finalisation de la commande pouvant grimper jusqu’à 80% sur smartphone, les acteurs du e-commerce ont tout intérêt à favoriser l’adoption des solutions de paiement conçues pour simplifier l’acte d’achat. D’ici à fin 2016, Deloitte estime que le nombre de consommateurs ayant recours à ces solutions devrait croître de 150% pour atteindre 50 millions d’utilisateurs réguliers à travers le monde.


4. Blocage de la publicité mobile : le séisme n’aura pas lieu
La frénésie autour des bloqueurs de contenus semble aujourd’hui largement s’essouffler. Fin 2016, seuls 0,3% des utilisateurs de smartphones et tablettes devraient avoir installé un ad-blocker sur leurs terminaux mobiles. Selon Deloitte, les mobiles restent encore protégés car les ad-blockers n’atteignent pas encore le monde des applis.


5. Les appareils mobiles : la plateforme par excellence pour les jeux
Les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux en 2016, générant 37% des ventes et 35 milliards de dollars US de recettes, soit une hausse de 20% par rapport à 2015. Comparativement, les jeux pour ordinateur portatif occuperont 34% du marché et les jeux pour console 29%, respectivement en hausse de 5% et 6% par rapport à 2015.



6. Le cinéma résiste à la concurrence du numérique
Deloitte mise sur une contraction d’environ 3% du marché nord-américain avec 10,6 milliards de dollars US de recettes et 1,3 milliard d’entrées. En dépit de cette baisse à venir, le secteur résiste mieux que d’autres à la concurrence du numérique.


7. Le marché de la télévision US : l’érosion mais pas l’implosion
Si les Etats-Unis demeurent le poids lourd du marché de la télévision avec 170 milliards de dollars US de recettes, une érosion lente mais continue se profile pour 2016 : la part de «cord cutters» – les abonnés résiliant leur contrat pour souscrire à la SVOD – devrait atteindre les 1% ; la pénétration de la TV payante devrait chuter de 2% pour s’établir à 81% ; et le temps moyen passé devant la TV chaque jour par les Américains de plus de 18 ans devrait poursuivre sa baisse à 320 minutes par jour.


8. L’ultra haut débit met un pied sur l’accélérateur
D’ici à fin 2016, le nombre d’internautes à travers le monde disposant d’un débit équivalent à 1 gigabit par seconde (Gbit/s) s’élèvera à 10 millions, soit 10 fois plus qu’aujourd’hui.


9. Smartphones usagés : un marché d’occasion avec une valeur de 17 milliards de dollars US
En 2016, les consommateurs devraient vendre ou s’échanger entre eux environ 120 millions de smartphones usagés, générant plus de 17 milliards de dollars US de revenus à leurs propriétaires.


10. Partage de photos : vers l’infini et au-delà
En 2016, 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne, en augmentation de 15% par rapport à 2015. Les trois quarts de ces photos seront partagés et le reste sera sauvegardé sur Internet. En outre, plus de 90% de ces photos auront été prises sur des smartphones ; les 10% restants proviendront d’appareils photo reflex ou numériques, de tablettes ou d’ordinateurs portables.


11. Quand la voix se fait muette
La part de personnes n’ayant passé aucun appel depuis leur smartphone sur les 7 derniers jours serait passée de 11% à 23% ces quatre dernières années. Le phénomène pourrait même s’accentuer en 2016. Deloitte prévoit que 26% des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine donnée.

Le papier connecté, nouveau support de communication des marques

Par Stéphanie Marius pour e-marketing.fr le 27/11/2015

image presse facebook__ Le support papier, en déclin? C’est sans compter sur la compétition acharnée des annonceurs pour marier de façon convaincante print et digital.

Alors que le mailing est en perte de vitesse, les annonceurs testent des innovations technologiques qui réconcilient le papier et le digital. Le papier revient sur le devant de la scène au sein des dispositifs de communication, notamment grâce à des initiatives telles que celle de la régie digitale ADSP.

En avril dernier, ADSP lance le papier connecté NFC, adopté une première fois par l’agence T comme Terre en juillet dernier.

Le support est déclinable sous forme de publicité médias, carte de visite, packaging produit… Le dispositif permet d’intégrer du contenu additionnel à une publicité, lequel est plus simple d’utilisation pour le lecteur. En effet, il n’est plus nécessaire d’installer une application permettant de lire les QR codes puis de les flasher. Il suffit d’activer la puce NFC de son smartphone et de poser celui-ci au contact de l’emplacement indiqué sur le support. L’annonceur peut également échanger des informations personnalisées avec le mobinaute.

Click & Reserve, un nouveau maillon dans la stratégie omnicanal

Pour répondre aux souhaits des clients quel que soit le contexte, des distributeurs mettent en place le « Click & Reserve ». Ce service témoigne d’un retour aux valeurs traditionnelles du commerce.

L’agence de communication T comme Terre a utilisé ce dispositif le 9 juillet dernier, afin de réaliser un mailing. Les destinataires, directeurs marketing et communication, ont reçu un carton illustré d’une coupe de glace, laquelle fondait lorsqu’ils connectaient leur smartphone à la vidéo intégrée.

Emmanuel Scavone, directeur commercial de T comme Terre, se félicite des retombées

« En plus de la créativité de ce support, le retour que nous avons reçu est évidemment très encourageant: les destinataires ont aimé l’idée et ils ont manifesté leur adhésion de façon très concrète, puisque nous avons obtenu un taux de retour de 15%. » L’agence utilise ainsi le papier connecté d’ADSP pour une deuxième campagne. Ce nouveau support permet de récolter de nombreuses données statistiques sur les utilisateurs, lesquelles étaient jusqu’à présent uniquement disponibles pour les campagnes web ou mobiles.

Feux de paille et effets de marketers…Fatigant…

Publié le 04/12/2015 dans l’ADN _ Les professionnels du marketing et de la communication, en agence ou chez l’annonceur, essayent de se conformer à marche forcée aux nouveaux paradigmes digitaux. Une stratégie payante ? Une tribune de Michel Sara de ROI\marketing.

Dialogue sur les réseaux sociaux : on y a pourtant cru…L’utilisation « marketing » des réseaux sociaux fut et demeure un point culminant de ce nouvel évangile avec ses deux grands changements présentés comme révolutionnaires :- Une possibilité de toucher gratuitement des millions de fans ou followers par des posts de marques habilement distillés- Un bouleversement radical dans l’interaction marques / consommateurs, passant d’un dialogue vertical imposé à une « lune de miel » conversationnelle, engendrant une nouvelle sémantique : communication 2.0, consom’acteurs, etc.En raison de la chute continue du reach organique des posts, le premier changement ne s’est pas produit. EdgeRank Checker a montré que le reach moyen d’un post non sponsorisé sur Facebook est passé de 16% en 2012 à 6.5% en 2014. Une étude de la firme Locowise a mesuré un reach de 2.27% en mars 2015 pour les marques ayant plus de 1 millions de fans. Donc, pour une marque qui a par exemple une communauté d’1,5 millions de fans, ça ne fait guère que 34 000 personnes touchées par ledit post. Ce n’est pas ce qu’on appelle du marketing de masse.

Le consom’acteur ne répond pas
Quant au dialogue continu entre consommateurs et marques sur les réseaux sociaux, il a pris un coup de bambou encore plus grand sur la tête. Le taux d’engagement, à savoir le nombre de personnes cliquant, likant, partageant ou commentant les posts d’une marque rapporté au nombre total de fans de la marque, est ridiculement bas. Une étude de Forrester Research “Top 50 Brands Social WebTrack 2014” aux USA a étudié les posts de ces top 50 marques et a trouvé que le taux d’engagement sur Facebook était de … 0,073%, taux qui est monté à 0,213% en 2015 car, selon Forrester, plus de marques ont payé pour toucher une plus large portion de leurs fans. Tous les résaux sociaux sont logés à la même enseigne (taux largement inférieurs à 1%), à part Instagram à 2,26%, en nette baisse cependant par rapport à 2014 (4,21%). En un mot, ces chiffres sont insignifants.D’ailleurs, Mark Zuckerberg, en businessman avisé, a entériné ces changements. En 2007, il parlait encore de la veille publicité verticale mourante au profit d’une communication partagée au sein de millions de connexions, l’utopie conversationnelle dont nous parlons. Le Zuckerberg d’aujourd’hui promeut une très puissante plateforme de display – car c’en est une – avec une unité de mesure, le TRP (Target Rating Point), certifiée par Nielsen, destinée à complémenter les dispositifs TV. Il vend donc tout simplement de l’espace publicitaire ciblé.Oui,  les mass media sont encore influents. Amazon et Google, les pure players du web par excellence, sont d’importants annonceurs en TV et nos études MCA démontrent que la TV est, à date, généralement plus influente que des liens sponsorisés sur les réseaux sociaux.

Vos clients sont les clients de vos concurrents qui vous achètent occasionnellement

Dans un article de Ian Leslie dans le Financial Times du 6/11/2105, l’auteur, qui cite également des chiffres d’engagement ridiculement bas, fait référence à juste titre à Byron Sharp qui a écrit l’indispensable « How brands grow ». Byron Sharp démontre que, pour beaucoup de marques en FMCG, une grosse part de leur chiffre d’affaires vient des volumes engendrés par les acheteurs occasionnels. Le professeur Andrew Ehrenberg, mentor de Byron Sharp, résume en disant : « Vos clients sont les clients de vos concurrents qui vous achètent occasionnellement ». Ceux-ci ne sont pas particulièrement motivés pour engager une conversation avec votre marque. De manière générale, les marketeurs surestiment l’intérêt que les consommateurs portent aux marques.Récemment, une intervention de Mark Ritson, Professeur à la Melbourne Business School (mais aussi à London Business School et au MIT Sloan School), dans le cadre du Media Forum de novembre 2015 au Canada, a communiqué de manière brillante, incisive et drôle sur le sujet. Je vous recommande de passer une heure en sa compagnie en cliquant sur le lien suivant : http://www.newslocker.com/en-uk/profession/advertising/why-2016-will-see-the-end-of-digital-mark-ritson-presentation/view/ 
Oreo n’a rien payé mais n’a rien obtenu
Il démarre l’histoire avec le fameux tweet d’Oreo, produit en live lors de la panne de courant du Superbowl XLVII 2013 dans le stade de la Nouvelle Orléans. Ce tweet fut unanimement considéré par la presse comme le vainqueur de la bataille de communication autour de cet événement majeur, et le symbole de l’avènement de l’ère conversationnelle des réseaux sociaux. Chiffres à l’appui, Ritson démontre que, dans le meilleur des cas, 65 000 personnes (y compris les re-tweets) ont cliqué sur le lien affiché dans le fameux tweet (car à l’époque il fallait cliquer sur le lien) et donc ont été exposés à son contenu. Quoique tactiquement brillant, ce tweet n’a quasiment touché personne à l’échelle des 40… millions d’acheteurs d’Oreo aux USA. Et Ritson de comparer ce célébrissime tweet à la pub « old style » de Budweiser, un 60 secondes dans la grande tradition des spots émotionnels à l’américaine, diffusé durant le même Superbowl et qui a touché… 50 millions de téléspectateurs. D’un côté, 65 000 personnes pour 2 secondes de contenu, de l’autre 50 millions de personnes pour 60 secondes de contenu. Certes le coût n’est pas le même. Oreo n’a rien payé mais n’a rien obtenu, de l’autre Budweiser a payé cher mais a fait le job de marketing de masse. Comme disent les Américains, there is no free lunch…Puis Ritson poursuit en comparant le nombre de fans Facebook des 10 premières marques canadiennes au nombre de clients de ces même marques. Les rapports sont de l’ordre de 1, 2 ou 3%, et encore parle-t-on du nombre total de fans, à savoir des likes qui ont pu être faits il y a quelques années mais qui ne démontrent pas forcément un intérêt récent pour la marque.Et Riston de conclure : sur les 2 500 clients des dix premières marques au Canada, 1 seul a connecté avec au moins l’une d’entre elles via Facebook au cours de la dernière semaine (PTAT score). Les chiffres avec Twitter racontent la même histoire.
Social media is just … social media
Et là, son auditoire comprend où il veut en venir. Ne demandons pas aux réseaux sociaux d’être autre chose que ce qu’ils sont. Ce sont de magnifiques plateformes pour relier des gens entre eux. Arrêtons la « propagande » de la conversation avec les marques.En Australie, 2/3 des personnes ne suivent aucune marque et, sur le tiers restant, 84% suit moins de 7 marques. Considérant les centaines, voire les milliers de marques touchant n’importe quel consommateur, quelle est la probabilité que votre marque soit dans ces 7 ?Oui, les pénétrations de Facebook et Twitter sont phénoménales, mais ces plateformes sont d’abord conçues pour la communication de personne à personne, pas pour un dialogue de fait quasi inexistant entre les marques et les consom’acteurs, malgré tout le ramdam qui a été fait sur le sujet depuis des années. Alors certains parlent maintenant d’employee advocacy, puisque la communication marques / consommateurs est beaucoup plus difficile que prévue. Il est trop tôt pour savoir si les consommateurs seront plus friands de dialoguer avec les salariés des marques plutôt qu’avec les marques…

Schizophrénie
Nous voilà donc dans une sacrée galère. Par esprit moutonnier, de peur de rater la révolution des réseaux sociaux, annonceurs et agences font preuve de schizophrénie.Dans une enquête de 2014 en Amérique du Nord auprès des décideurs marketing, 2/3 confessent que le ROI sur les réseaux sociaux est négatif ou incertain et pourtant 2/3 disent qu’ils vont dépenser plus l’année prochaine sur les mêmes réseaux sociaux. De ce côté-ci de l’Atlantique, était publié il y a quelques jours le Baromètre Hootsuite 2015 en France. Les décideurs marketing listent les défis suivants en 2015 au sujet des réseaux sociaux : mesurer le ROI, concevoir une stratégie globale, comprendre et exploiter les données, former le personnel. Grosso modo, le défi est général, du sol au plafond, témoignant d’une grande incertitude sur la manière de gérer les réseaux sociaux. MAIS 74% pensent qu’ils vont contribuer de plus en plus aux résultats financiers de l’entreprise et 82% estiment que leur utilisation va encore croître. Vous avez dit cohérence ?Oui, notre monde est digital, mais le rôle du marketing reste toujours le même. On a besoin de bons marketeurs qui comprennent le monde dans lequel nous sommes et qui, au-delà des disciplines de communication – dont le digital bien sûr -, génèrent de belles idées, gardent leur bon sens (donc regardent les chiffres tels qu’ils sont et non tels qu’ils sont censés être) et savent construire une communication intégrée.

D’une compétition avec Hollywood, la publicité se demande si elle n’est pas devenue un comptoir colonial de la Silicon ValleyConcluons en revenant à l’article de Ian Leslie. Il relate lui-même une tribune de Jeff Goodby dans le Wall Street Journal, où l’auteur et par ailleurs grand publicitaire, de retour de Cannes 2015, regrettait que Cannes soit devenu plus un showcase de techniques de communication qu’un lieu d’échanges de grandes idées. Ian Leslie résume en disant en substance que, d’une compétition avec Hollywood, la publicité se demande si elle n’est pas devenue un comptoir colonial de la Silicon Valley.En contrepoint et en signe d’espoir, j’ai été heureux de constater, lors des Effie 2015, que certaines marques, même de la « nouvelle » économie, n’avaient pas perdu le sens de la grande idée. Je citerai « Venez avec vos imperfections » de Meetic ou « Life is a beautiful sport » de Lacoste, sans oublier le « Snack holidays » de Transavia où la conjonction d’une idée tout à fait pertinente pour un avionneur low cost incarnée dans un touchpoint très astucieux (le paquet de chips) a produit une campagne brillante. Remerciements à François Bazini, VP Marketing International, Beam Suntory, pour sa contribution à cette tribune.

behance.net, LA plateforme de la créativité mondiale

Par Gael Clouzard, L’ADN, août 2015

ANAMORPHICTYPOGRAPHYScott Belsky, le fondateur de Behance.net est le grand ordonnateur de la créativité mondiale livre pour INfluencia sa sélection des créations qui l’ont impressionné. Il explique aussi en quoi classer et référencer les créatifs de la planète fait avancer « le schmilblick »… > lire la suite

ANAMORPHICTYPOGRAPHY PAR JOSEPH EGAN ET HUNTER THOMSON DU CHELSEA COLLEGE OF ART & DESIGN IN LONDON / 2011 : exploration du potentiel existant dans la relation entre l’architecture et la typographie.