Pub enrichies et vidéos intégrées… Les formats s’animent enfin

Par Nicolas Jaimes pour le JDN le 25/03/16

pub enrichies__Packshot qui mène à un site e-commerce, store-locator ou boutons de partage… Les publicités vidéos embarquent de plus en plus d’éléments « rich media ». Le point sur les formats proposés.
Oubliées les publicités vidéos « statiques » bêtement déclinées à partir de formats TV. Sur le Web, la tendance est désormais à l’interactivité avec des publicités qui, en plus de l’histoire qu’elles racontent en vidéo, embarquent de plus en plus d’éléments d’interaction.
Un format Vpaid standardisé par l’IAB
« Un format enrichi nous permet d’être plus explicite, en mettant en avant un packshot du produit, en proposant à l’internaute de le tester ou même de l’acheter, via des options qui s’affichent sur la vidéo en surbrillance ou à côté », explique le patron de StickyAds.tv France, Nicolas Mignot. Une option rendue possible par la démocratisation d’un format technique standardisé par l’IAB, Vpaid, qui permet aux plateformes d’ajouter des surcouches html ou flash à leur vidéo.Le format est particulièrement prisé des éditeurs car plus rémunérateur avec « un CPM de 25 à 50% plus élevé chez Advideum », affirme Matthieu Lecann, patron de la régie vidéo française. 30% des campagnes diffusées sur son réseau sont désormais « shoppables », contre 10% il y a 10 ans.Lire l’article en entier

Les 11 tendances Technologies Médias Télécommunications de Deloitte

Publié sur offremedia.com le 4/2/2016

 _ La réalité virtuelle franchira pour la première fois la barre du milliard de dollars US, le mobile à l’abri des ad-blockers, les photos en ligne, la fin des appels vocaux, la résistance du cinéma… ce sont quelques-unes des tendances 2016.

Comme chaque année Deloitte dévoile son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usages, de consommations et de marchés dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) en 2016.

Les 11 grandes tendances qui marqueront l’année 2016 :

1. Réalité virtuelle : la niche qui valait un milliard
Le marché de la réalité virtuelle devrait générer un milliard de dollars US de chiffre d’affaires, dont 700 millions en ventes de casques et 300 millions issus des jeux vidéo.
En 2016, c’est presque exclusivement dans le domaine des jeux vidéo que la réalité virtuelle va être utilisée, en particulier par les gamers. «(…) A plus long terme, la réalité virtuelle représente de telles possibilités, notamment en termes de marketing et de sécurité, qu’il est probable que son développement s’accélère encore et se généralise», estime Ariane Bucaille, Associée responsable TMT pour Deloitte France.


2. Les technologies cognitives à l’assaut des logiciels d’entreprises
Les éditeurs de logiciels ont déjà compris le potentiel que représentent ces technologies pour leur secteur d’activité. A la fin de l’année 2016, plus de 80 des 100 gros éditeurs de logiciels mondiaux auront intégré une ou plusieurs technologies cognitives à leurs produits.


3. Le paiement du bout des doigts prêt à passer à la vitesse supérieure
Avec un taux d’abandon du panier sans finalisation de la commande pouvant grimper jusqu’à 80% sur smartphone, les acteurs du e-commerce ont tout intérêt à favoriser l’adoption des solutions de paiement conçues pour simplifier l’acte d’achat. D’ici à fin 2016, Deloitte estime que le nombre de consommateurs ayant recours à ces solutions devrait croître de 150% pour atteindre 50 millions d’utilisateurs réguliers à travers le monde.


4. Blocage de la publicité mobile : le séisme n’aura pas lieu
La frénésie autour des bloqueurs de contenus semble aujourd’hui largement s’essouffler. Fin 2016, seuls 0,3% des utilisateurs de smartphones et tablettes devraient avoir installé un ad-blocker sur leurs terminaux mobiles. Selon Deloitte, les mobiles restent encore protégés car les ad-blockers n’atteignent pas encore le monde des applis.


5. Les appareils mobiles : la plateforme par excellence pour les jeux
Les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux en 2016, générant 37% des ventes et 35 milliards de dollars US de recettes, soit une hausse de 20% par rapport à 2015. Comparativement, les jeux pour ordinateur portatif occuperont 34% du marché et les jeux pour console 29%, respectivement en hausse de 5% et 6% par rapport à 2015.



6. Le cinéma résiste à la concurrence du numérique
Deloitte mise sur une contraction d’environ 3% du marché nord-américain avec 10,6 milliards de dollars US de recettes et 1,3 milliard d’entrées. En dépit de cette baisse à venir, le secteur résiste mieux que d’autres à la concurrence du numérique.


7. Le marché de la télévision US : l’érosion mais pas l’implosion
Si les Etats-Unis demeurent le poids lourd du marché de la télévision avec 170 milliards de dollars US de recettes, une érosion lente mais continue se profile pour 2016 : la part de «cord cutters» – les abonnés résiliant leur contrat pour souscrire à la SVOD – devrait atteindre les 1% ; la pénétration de la TV payante devrait chuter de 2% pour s’établir à 81% ; et le temps moyen passé devant la TV chaque jour par les Américains de plus de 18 ans devrait poursuivre sa baisse à 320 minutes par jour.


8. L’ultra haut débit met un pied sur l’accélérateur
D’ici à fin 2016, le nombre d’internautes à travers le monde disposant d’un débit équivalent à 1 gigabit par seconde (Gbit/s) s’élèvera à 10 millions, soit 10 fois plus qu’aujourd’hui.


9. Smartphones usagés : un marché d’occasion avec une valeur de 17 milliards de dollars US
En 2016, les consommateurs devraient vendre ou s’échanger entre eux environ 120 millions de smartphones usagés, générant plus de 17 milliards de dollars US de revenus à leurs propriétaires.


10. Partage de photos : vers l’infini et au-delà
En 2016, 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne, en augmentation de 15% par rapport à 2015. Les trois quarts de ces photos seront partagés et le reste sera sauvegardé sur Internet. En outre, plus de 90% de ces photos auront été prises sur des smartphones ; les 10% restants proviendront d’appareils photo reflex ou numériques, de tablettes ou d’ordinateurs portables.


11. Quand la voix se fait muette
La part de personnes n’ayant passé aucun appel depuis leur smartphone sur les 7 derniers jours serait passée de 11% à 23% ces quatre dernières années. Le phénomène pourrait même s’accentuer en 2016. Deloitte prévoit que 26% des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine donnée.

Virtual coin by Amazon

Amazon, banquier central ?Amazon lance sa propre monnaie numérique, l’Amazon Coin, et la teste sur l’achat de jeux et d’applis pour Kindle. C’est un gadget ou le début de la fin pour les banques centrales ?
Amazon-coins-Amazon-banquier-central--TAmazon, autrefois fléau des seuls libraires et disquaires physiques, est désormais celui de quiconque prétend vendre quoi que ce soit à qui ce soit – on ou off line…

Jean-David Chamboredon, l’une des principales figures du capital-risque en France (et accessoirement chef d’escadrille des fameux  » pigeons « ), expliquait justement, à l’occasion de la dernière conférence de nos confrères d’e-commerce, à quel point entrer au tour de table d’une start-up de vente en ligne en était devenu délicat : «  Amazon viendra-t-il faire un tour sur ce marché, c’est la première question que l’on se pose « .

Ainsi, les banquiers centraux seront-ils les prochaines victimes des ambitions de Jeff Bezos ? On n’en est pas là, assurément, mais la création d’une unité monétaire spécifique au site marchand géant, l’Amazon Coin, pour le moment encore réservée à l’achat de jeux et d’applications pour propriétaires d’un Kindle, ouvre de sacrées perspectives. Facebook, avec ses  » crédits « , ou Microsoft, avec ses  » points Windows 8 « , s’étaient déjà lancés dans des aventures du même genre (ça ne marche pas, ils laissent tomber), mais il est vrai qu’ils n’avaient pas grand-chose à vendre de concret, du moins qui puisse être expédié par La Poste ou DHL et prendre place dans une bibliothèque ou dans un réfrigérateur (aux États-Unis, Amazon vend même du jus d’orange et du fromage).

 » Mais comment ça marche ?  » demanderez-vous, curieux. C’est bien simple : vous vous rendez sur le site, vous dégainez votre carte de crédit et achetez des Amazon Coins avec un discount pouvant aller jusqu’à 10% par rapport à la parité théorique avec le dollar et vous êtes lancés. Les avantages : la devise Amazon ne se périme pas, peut donc se thésauriser, n’exige pas de commission de conversion et entraîne tout un tas de réductions.

A ceux qui seraient tentés de ne voir qu’un nouveau type de carte de fidélité ou de coupon cadeau dans cette initiative – et disons qu’ils n’auraient sans doute pas complètement tort même s’ils ne sont que de vilains cyniques blasés -, on répondra qu’à l’heure où les Grecs mettent leur fortune à l’abri dans des comptes en bitcoins, une monnaie virtuelle dont la valeur ne cesse de grimper même si elle ne permet pas de se procurer grand-chose, et alors qu’on se demande si l’euro passera l’été, l’Amazon Coin devient sacrément séduisant : une devise convertible en dollars, permettant de s’acheter à peu près n’importe quoi et immunisée contre l’inflation, il y a pas mal de banquiers centraux qui en en rêveraient.

Par Hugues Serraf pour emarketing.fr, le 21/05/13

L’argent virtuel, nouvel eldorado

Gmail propose aux américains de s’envoyer de l’argent en pièce jointe
Lors de sa conférence annuelle I/O, Google a annoncé l’intégration d’un module Google Wallet à son service de messagerie.
Lancé en septembre 2011, le portefeuille électronique de Google « Google Wallet » destiné à faciliter les paiements mobiles sans contact grâce à une technologie NFC vient de se trouver une seconde vie : lors de la conférence annuelle I/O ayant débuté hier soir, Google a annoncé étendre le service au transfert d’argent entre particuliers. Les utilisateurs américains de Gmail ayant plus de 18 ans pourront d’ici quelques mois s’envoyer de l’argent en pièce jointe grâce à l’intégration d’un module Google Wallet au service de messagerie. Une fonctionnalité qui permettra de débiter directement le compte Google Wallet de l’émetteur pour créditer celui du destinataire.Ce type de transfert d’argent entre particuliers sera également possible sur l’application mobile Google Wallet. Le service sera gratuit si ce sont les comptes Google Wallet des utilisateurs qui seront utilisés. Il sera facturé à hauteur de 2,9% du montant des transactions – d’un montant minimum de 30 cents – si les utilisateurs de Gmail souhaitent utiliser leur carte de crédit ou de débit au lieu de l’application Google Wallet. Google a par ailleurs annoncé mettre à destination une API qui permettra d’acheter des produits avec le Google Wallet au sein d’applications Android d’e-commerçants.
Source Hugo Sedouramane pour Le JDN, le 16/05/13