Que penser de l’Alliance pour l’Industrie du futur ?

Le projet de la  » quatrième révolution industrielle « 
Le projet de la  » quatrième révolution industrielle  » formulé dès 2010 en Allemagne est défini comme  » une industrie marquée par l’internet des objets. Adaptée aux exigences du marché actuel, la nouvelle industrie offre une plus grande flexibilité dans la production  » Poursuivre la lecture « Que penser de l’Alliance pour l’Industrie du futur ? »

Millennials, la génération sans pareille

Par Philippe Plassar pour le Nouvel Economiste le

__Les baby-boomers voulaient changer la société, les millennials changeront l’homme

Les baby-boomers voulaient renverser la table en 68. Leurs descendants du début du XXIe siècle bousculent discrètement autant que sûrement les institutions de l’ancien monde.

Les soixante-huitards voulaient bannir l’autorité, les millennials, eux, s’en passent en court-circuitant les intermédiaires et les hiérarchies. Les soixante-huitards voulaient créer des communautés peace and love. Cinquante ans plus tard, les millennials s’affranchissent des groupes, préférant la fluidité des réseaux. Les soixante-huitards avaient été obligés de remiser leurs idéaux du fait de la crise, les millennials, pragmatiques, s’insinuent dans les interstices de cette dernière pour faire bouger les choses. Les millennials, “génération sans pareille” – une terminologie que nous empruntons au livre de Jean-Pierre Sirinelli (éditions Tallandier) –, réussissent là où leurs aînés ont échoué, parce qu’ils sont tout simplement profondément différents. Voici en quoi et pour quoi faire.

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L’intelligence artificielle, plus créative que l’Homme ?

Par Stéphane Mallard pour l’ADN le 12 avril 2017
__On a tendance à considérer l’I.A. comme un outil qui va augmenter l’Homme et son intelligence. En réalité, elle modélisera toutes nos fonctions cognitives même les plus complexes comme la créativité et la conscience.

A chaque bouleversement technologique, mêmes réactions : d’un côté des early adopters, qui se ruent sur les nouveautés, conscients du potentiel que peut représenter cette avancée, de l’autre côté des sceptiques, souvent hermétiques aux changements et qui développent une forme de résistance passive.

La programmation est morte ! Vive l’entraînement !

La grande révolution que nous vivons depuis quelques années en intelligence artificielle tient au fait que nous ne programmons plus des logiciels avec des règles fixes mais que nous entraînons des algorithmes à découvrir des règles de fonctionnement.

On entraîne des intelligences artificielles à reconnaître ce qu’il y a dans leur environnement visuel (des visages sur des photos ou des cancers sur des images médicales) et à adapter leur comportement pour atteindre des objectifs : jouer à des jeux vidéo, conduire des voitures ou bluffer au poker.

On s’inspire de l’apprentissage humain qui consiste à essayer, à ajuster, à répéter pour maîtriser une tâche, aussi bien apprendre à marcher que manipuler des concepts comme les mathématiques ou apprendre une langue. Les résultats sont impressionnants et progressent à une vitesse exponentielle dans tous les domaines.

Nous sommes à un moment où les entreprises recherchent des cas d’usages bien spécifiques : pour augmenter leur connaissance client, améliorer leurs interactions avec leurs clients, mieux et plus rapidement développer leurs produits etc…Les entreprises voient l’intelligence artificielle comme un outil, une technologie de plus qui améliore la productivité. C’est une erreur, l’intelligence artificielle nous fait vivre un changement de paradigme vertigineux.

« Il restera toujours la créativité à l’Homme ! »

Dans cette confusion qui consiste à voir l’intelligence artificielle comme un simple outil, une technologie de plus, on entend beaucoup de naïfs proclamer que malgré toutes ces avancés bluffantes, il restera toujours la créativité à l’Homme, que la machine ne pourra jamais le concurrencer sur ce terrain.

Faisons preuve de modestie. Les premiers algorithmes d’intelligence artificielle qui créent sont déjà là, ils composent de la musique, font des peintures, écrivent des scénarios de court-métrage et inventent des recettes de cuisine. La créativité est la capacité à relier ce qui n’avait pas été relié jusqu’à présent (notes de musique, couleurs, idées…) avec de l’aléatoire et des hypothèses : il suffit que l’algorithme teste la valeur de ces liens dans les données qu’on lui donne pour créer tout seul.

Chez l’homme on ne sait pas trop comment cela fonctionne, un mélange d’aléatoire et d’influence entre des informations contenus dans des cerveaux. Aujourd’hui, les algorithmes apprennent nos goûts, nos préférences, nos envies et les mélangent à leurs données, à leur connaissance pour pouvoir nous servir ce qui nous plait dans tous les domaines et qui auparavant était le fruit de la créativité humaine…

Oui, l’intelligence artificielle pourra tout faire

Nous sommes effectivement dans la phase d’augmentation de l’Homme par l’intelligence artificielle, mais la vitesse d’évolution de l’intelligence artificielle est tellement rapide que nous entrerons très vite dans la phase de remplacement de l’Homme par l’intelligence artificielle. On entend quelques prospectivistes et économistes nous dire qu’il n’y a aucun doute, l’intelligence artificielle sera complémentaire de l’homme pour l’augmenter…

En réalité, il n’y a aucune limite au développement de l’intelligence artificielle et à ses futures capacités. Toutes nos fonctions cognitives, tout ce que nous permet de faire notre cerveau pourra être fait par l’intelligence artificielle.

Aujourd’hui les intelligences artificielles maîtrisent la vision et peuvent reconnaître leur environnement, elles manipulent le langage, apprennent à réaliser des tâches toutes seules, à reconnaître nos émotions. Il reste évidemment beaucoup de challenges et de difficultés mais cela s’améliore très vite. Notre intelligence était notre spécificité par rapport aux animaux grâce au neo-cortex. Elle sera challengée par l’intelligence artificielle qui modélisera toutes ses capacités sans exception : certains chercheurs de l’Institut Polytechnique de New York travaillent même sur des algorithmes de conscience artificielle pour permettre aux machines de porter un regard subjectif sur elles-mêmes en fonctionnant.

Cobotique, la 4ème révolution industrielle

Edouard Laugier pour Le nouvel Economiste, le 5 avril 2017


__L’intelligence artificielle, une nouvelle révolution culturelle pour l’entreprise. Jadis mythe de science-fiction, l’intelligence artificielle fait une entrée fracassante au cœur du quotidien, au regard du volume croissant d’articles, d’ouvrages ou de conférences mettant en exergue cette innovation.

Reconnaissance d’images, système de recommandation, traduction automatique, agent conversationnel sur Internet ou encore logiciel de conduite automatique, tels sont les réalisations permises par les progrès récents et spectaculaires des dispositifs d’apprentissage machine. Avec l’IA, c’est bien la quatrième révolution industrielle qui s’ouvre. Une grande opportunité pour les entreprises, avec à la clé des promesses de productivité, d’agilité ou d’innovation. Passé les éventuels freins technologiques, budgétaires ou de formation, l’intelligence artificielle pose l’inévitable question de la cohabitation entre les hommes et les robots. Car si l’IA peut supprimer des tâches répétitives pour permettre de se concentrer sur les plus intéressantes, elle est aussi de nature à transformer considérablement la sphère de l’emploi et l’environnement de travail.

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