La réalité augmentée, le nouveau pari de facebook

Plutôt que de développer un casque ou des lunettes, le réseau social mise sur les smartphones pour superposer des éléments virtuels aux vidéos et aux photos.

Depuis un an, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, tente de faire de la vidéo le premier moyen d’expression sur le réseau social. En moins de douze mois, la société a déployé une offre de streaming en direct, mis le bouton « caméra » au centre de ses différentes applications et introduit les « Stories », des compilations de courtes vidéos disparaissant au bout de 24 heures, sur Instagram, Facebook et Messenger. Mardi, à l’occasion du F8, la conférence pour développeurs organisée par le réseau social à San José, Mark Zuckerberg a expliqué que ce n’était que la première partie du plan et dévoilé « la deuxième étape »: la réalité augmentée.

Par Anaïs Moutot le 18/04 pour lesechos.fr  > lire l’article complet

Le chief IoT officer, le nouveau profil que les entreprises vont s’arracher

Par Lélia De Matharel pour le JDN, le 21/07/16  


__Les entreprises viennent à peine de trouver leur chief digital officer (CDO), qu’elles vont devoir se creuser la tête pour trouver LE profil parfait pour occuper un nouveau poste : directeur de l’IoT, autrement appelé chief IoT officer, ou CIoTO.

« Les premiers recrutements devraient être réalisés dès 2017 par les entreprises qui misent de plus en plus sur les objets connectés, soit pour se muscler dans leur cœur de métier, soit pour développer des business models complémentaires », affirme Emil Berthelsen, analyste chez Machina Research, spécialiste des études de marchés dans le secteur de l’Internet des objets. « Plusieurs membres du Global 500 de Fortune devraient sauter le pas l’année prochaine », affirme son agence dans un rapport publié en janvier 2016.

29% des entreprises utilisent des objets connectés, elles seront 43% fin 2016 selon Gartner
Le mouvement a déjà débuté cette année.

« Plusieurs firmes comme General Electric ou PTC ont créé des départements IoT qui sont gérés par un manager. Même s’il ne porte pas encore le nom de directeur de l’IoT et que les contours précis de son poste restent à définir, cela prouve bien que le mouvement est amorcé », affirme Syed Hoda, directeur marketing du spécialiste de l’analyse de données ParStream.
29% des entreprises utilisent des objets connectés, selon une enquête réalisée fin 2015 par le cabinet Gartner auprès de 465 sociétés de 18 domaines d’activité différents, implantées en Amérique du Nord, en Asie et en Amérique latine. Ils seraient 43 % fin 2016. Le directeur IoT pourrait donc avoir une utilité dans de nombreux secteurs : « Sociétés technologiques, industrielles, spécialistes de la logistique, fabricants d’électroménager, entreprises de construction… Tous les acteurs susceptibles de mettre des appareils intelligents dans les mains de leurs clients ou de mieux surveiller leur processus de production grâce à ces nouveaux outils sont concernés », énumère Christophe de Bueil, directeur du recrutement digital chez Robert Half.
Les objets connectés sont de nouveaux canaux de collecte de data très puissants. Pour Christophe de Bueil, « la mission numéro un du directeur de l’IoT sera de faire analyser ces informations et de les transformer en atouts business pour son entreprise, tout en veillant à ce qu’elles ne soient pas piratées. »

La mission numéro un du directeur IoT : valoriser les données collectées par les objets connectés

Grâce à cet outil, les groupes peuvent créer de nouveaux services, renforcer des activités déjà en place, mais aussi rendre plus efficaces des métiers supports, comme le service après-vente ou le marketing (l’IoT pourrait par exemple permettre de créer des campagnes de pub personnalisées en fonction des données recueillies sur chaque client). « Ce chef d’orchestre des objets connectés devra veiller à ce que tous les départements de sa société aient accès aux informations dont ils ont besoin pour valoriser au maximum leur business, quitte à bouleverser la culture de certains services », pointe Emil Berthelsen.
Au-delà de l’analyse, de la sécurisation et de la valorisation des données, le directeur IoT se frottera à l’objet connecté en lui-même. « Les entreprises qui conçoivent directement leurs appareils intelligents doivent réfléchir à un design simple, à un réseau de communication et à une batterie adaptée, afin que ces produits deviennent de vrais leviers de croissance », souligne Christophe de Bueil.
« La personne choisie doit être à la croisée des chemins entre la technologie et le business. Elle doit avoir un point de vue systémique, être capable de travailler avec les équipes internes et les clients à l’extérieur », souligne Emil Berthelsen. Et Syed Hoda de poursuivre : « Télécommunication, cybersécurité, design, analyse de données, relation client, stratégie… Ce poste doit être occupé par quelqu’un qui sait tout faire ou presque. »
Le Chief IoT Officer doit faire partie du top management et prendre directement ses ordres auprès du patron
Pour que ce couteau suisse puisse mener efficacement sa mission, il faut qu’il fasse partie du top management et qu’il prenne de préférence ses ordres directement auprès du patron. Dans les grands groupes, il peut intégrer le comité exécutif. « Dans certaines sociétés, il se peut même qu’il devienne l’homme qui murmure à l’oreille du PDG », conjecture Syed Hoda.
Christophe de Bueil nuance : « en fonction du marché au sein duquel évolue l’entreprise, de son business model, la position du directeur IoT variera. Si elle a décidé de mettre l’accent sur le CRM par exemple, il pourra être placé sous les ordres du directeur digital. Si la société fabrique elle-même ses objets connectés et les vend directement à ses clients, il sera intégré à l’équipe produit. »
Une partie des missions du grand manitou de l’IoT, comme la cybersécurité, peuvent être externalisées dans un premier temps. « Mais il faut les réintégrer dans la société sans trop attendre, car c’est toute la stratégie produit et les données client qui sont en jeu, c’est-à-dire son cœur de valeur. L’IoT est un sujet stratégique qui aura un impact durable sur l’organisation interne des entreprises. En sous-traitant la gestion des données collectées par les objets connectés, elles risquent d’être vidées de leur substance », averti Christophe de Bueil. Pour éviter à leur compagnie de se faire évincer par un sous-traitant, les RH n’ont plus qu’à ce mettre en quête de la perle rare.

Source : Le chief IoT officer, le nouveau profil que les entreprises vont s’arracher

Miroir mon beau miroir dis-moi comment j’existe

Stéphanie Marius pour emarketing.fr le 26/5/2016


__ »Hyper reality », ou les dangers de la réalité augmentée : l
e court-métrage dystopique du réalisateur Keiichi Matsuda met en scène une jeune femme dans un monde totalement envahi par la réalité augmentée (pubs, applications, décors factices qui se superposent aux rayonnages d’un magasin).

Dans un système de gamification permanente et de conversation constante avec le service clientèle des marques, l’héroïne se déconnecte de la réalité et se laisse dicter ses choix de consommation. Alors que le film n’utilise que des technologies existantes, il interroge marques et consommateurs sur la nécessité d’un espace de silence et de calme, en réponse à la surinformation. Le film s’ouvre sur cet avertissement : « Peut causer des maux de tête ».

Adobe lance sa plateforme dédiée à la création et au partage de contenus visuels

Adobe vient de lancer l’Adobe Spark Platform, composée d’une application web ainsi que trois « companion apps » sous iOS (Spark Post, Spark Page and Spark Video), déjà sorties. Il permet aux utilisateurs de créer des posts illustrés sur les réseaux sociaux (notamment des web stories et des vidéos animées) via une seule interface. Les utilisateurs peuvent se logger grâce à un identifiant Adobe, Google ou Facebook, afin de synchroniser leurs contenus sur les différents supports.

Finies les applis, voici venu le temps des cartes

Alors que la plupart des applications sur mobile demeurent très peu utilisées, des UX designers ont créé des interfaces simplifiées, qui nécessitent moins d’actions de la part de l’utilisateur. Grâce à la collecte de datas, ces « cartes » peuvent, par exemple, comprendre que le mobinaute se trouve dans un aéroport afin de lui présenter son pass d’embarquement. Le Passbook d’Apple et Google Now, par exemple, se montrent capables d’afficher une carte de fidélité ou une carte d’embarquement lorsque le mobinaute passe devant un café ou traverse un aéroport.

Littlstar, une start-up qui réconcilie les marketers et la réalité augmentée

La start-up Littlstar (qui provient de l’incubateur de Disney) lance un service qui permet aux marketers de savoir quels éléments un spectateur a regardés lorsqu’il utilise un casque de réalité virtuelle ou visionne une vidéo à 360°. Les zones vues par le consommateur sont ensuite reconstituées sous forme de taches colorées sur la vidéo. Les marketers peuvent ainsi détecter les éléments importants qui n’ont pas été vus. ABC, National Geographic et Lexus ont déjà testé le service.

Retrouvez cet article sur : www.e-marketing.fr – « Les 10 idées marketing (23-27 mai) »

 

On trouve tout sur Amazon, même ce qui est en cours d’invention !

Par Flore Fauconnier pour le JDN le 30/03/16

amazon objet connectés__Entre ses gammes Echo et Dash, l’écosystème qu’il construit autour d’elles et sa nouvelle plateforme AWS IoT, le géant de l’e-commerce avance avec méthode.

Dans le monde en 2020, on comptera 20,7 milliards d’objets connectés selon Gartner, 38,5 milliards selon Juniper Research, 42 milliards selon l’Idate et 50 milliards selon Cisco. Bref, nul ne sait combien de milliards exactement, mais la déferlante annoncée ne fait, elle, aucun doute. Amazon, qui est de tous les bons plans, n’allait pas regarder grossir ce gâteau les bras croisés. Il a donc rapidement attaqué différents maillons de la chaîne de valeur de l’IoT pour sécuriser sa position et tenter de devenir incontournable.

Echo : l’assistant personnel en plein essor

Première étape : construire ses propres objets connectés. Celui qui fait le plus de bruit actuellement est Echo. Haut-parleur intelligent lancé fin 2014, il intègre l’assistant personnel Alexa, développé par la firme pour concurrencer Siri d’Apple et Cortana de Microsoft en matière de reconnaissance vocale. On peut lui demander de donner la météo, de rechercher des informations, de diffuser de la musique depuis Spotify ou encore d’enregistrer une liste de courses et de réaliser un achat sur Amazon. L’assistant parcourt l’historique d’achat, y retrouve la référence déjà commandée, en indique le prix et demande une validation.

Echo conservant toujours une oreille active, l’utilisateur peut à tout moment lui donner un ordre. Et ainsi transformer Amazon, jusqu’ici site ou application de destination, en présence immatérielle autour du consommateur, sans cesse à l’écoute de ses désirs. D’autant que depuis sa création, le cylindre de 23 centimètres de haut n’a cessé de s’enrichir. Il peut maintenant interagir avec d’autres devices ou services via la plateforme web IFTTT, afin de piloter des appareils domotiques, d’appeler un Uber ou de commander une calzone chez Domino’s Pizza.

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Concevoir un objet connecté

Par Lélia De Matharel pour le JDN le 24/03/16

10292623-concevoir-un-objet-connecte-9-regles-d-or-pour-faire-aboutir-son-projet__ Pour développer un appareil intelligent abouti, les entreprises doivent choisir le bon réseau et opter pour une source d’énergie adaptée

Créer un objet connecté n’est pas une mince affaire, même pour une entreprise qui a trouvé un business model autour de l’Internet des objets et qui a vérifié que son appareil correspond bien à la demande de ses futurs utilisateurs. Voici neuf conseils à suivre pour les néophytes qui veulent faire aboutir leur projet.Avoir un ingénieur parmi ses fondateursDisposer d’une culture industrielle est un gros plus pour les PME et les start-up qui se lancent dans l’IoT. « Withings, Netatmo… Toutes les entreprises qui ont réussi dans le secteur ont un ou plusieurs ingénieurs parmi leurs membres fondateurs », souligne Camille Vaziaga, déléguée générale du think tank Renaissance Numérique, qui a co-signé le livre blanc « Les Nouveaux eldorados de l’économie connectée ».L’idéal est que l’un des dirigeants de la société soit ingénieur en conception industrielle. « Ils allient les compétences mécaniques, thermiques et électroniques nécessaires à la conception complexe de ces appareils », complète Luc Bretones, vice-président du G9+, un think tank spécialisé dans le numérique, qui a piloté l’écriture du livre blanc. Ces personnalités agissent comme des aimants, elles attirent des ingénieurs plus spécialisés pour compléter la grappe de compétences de la société.
Choisir un réseau approprié

Utiliser le bon réseau pour faire circuler l’information est fondamental. « Les entreprises peuvent se demander avec quel autre appareil leur objet connecté devra communiquer et choisir leur technologie en fonction », suggère Camille Vaziaga. Les réseaux filaires, Wifi ou encore les bandes étroites déployées par Sigfox ou l’alliance LoRa ont tous leurs avantages et leurs inconvénients.

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Des objets connectés aux objets collecteurs

Source Benjamin Adler pour Infuencia le 20/05/13

Des objets connectés aux objets collecteursAprès les objets connectés, place aux objets producteurs et collecteurs de données ! Une nouvelle tendance qui construit les bases d’un tournant marketing important pour les marques.

Si une marque pouvait interroger ses objets vendus, leurs réponses constitueraient une mine d’or. Imaginez que les annonceurs puissent savoir quand, par qui, où et combien de fois par jour leurs produits sont utilisés ! Ce fantasme de publicitaire est déjà en train de devenir réalité grâce à l’avènement programmé des objets collecteurs de données.
La semaine passée, INfluencia évoquait le Touch Tower 1.0 de PepsiCo, pensé et conçu comme pour être la réponse futuriste à la nouvelle fontaine à soda de son éternel rival Coca-Cola. Baptisé  Freetsyle, ce distributeur de boissons et collecteur de données installé sur tout le territoire nord-américain depuis 2012, symbolise la marche en avant des marques vers l’objet espion.
 « Avec Freestyle, nous sommes capables d’atteindre un nombre incalculable de données », confirme la directrice communication de Coca. « Nous commençons seulement à gratter la surface mais ces données nous permettent déjà de mieux penser nos futures idées de produits et dans l’immédiat, d’être plus efficaces dans notre logistique », poursuit Susan Stribling, qui l’avoue sans sourciller : « Nous entendons être encore bien plus actifs dans un futur proche pour tirer encore meilleur profit des données. »
L’ambition avouée en dit long sur l’importance capitale que prend la fameuse « data » dans la course à l’innovation. Les marques sont en quête de customisation et de pertinence publicitaire et dans ce nerf de la guerre, les données sont clairement la première arme. Les montres GPS, les balances connectées, le bracelet fitness Fitbit ou bien encore le FuelBand de Nike, toutes ces innovations tendent vers un même but : soutirer le plus d’informations possibles sur le consommateur !
Datas contre discount, le nouveau duo « win-win » ?
« Avec la baisse des coûts technologiques, équiper les produits de détecteurs sera de plus en plus commun », prédit John T. Cain, vice-président de l’agence SapientNitro, qui, pour une expérience marketing, a testé une mini caméra intégrée dans le packaging d’un produit ménager. « Le client nous a demandé de l’informer sur le quotidien du consommateur, nous lui avons proposé de connaître celui du produit », explique John T.Cain.
Lancée sur le marché en janvier mais connue du grand public depuis quelques semaines, la brosse à dents Beam Tooth Brush conforte le discours du vice-président de SapientNitro. Synchonisée à un smartphone, elle enregistre tous les brossages de dents de l’utilisateur pour ensuite partager ses données avec les dentistes, et même des compagnies d’assurance. « La recherche de données de santé est notre première volonté, pas celle de vendre des brosses à dents », confie Alex Frommeyer, co-fondateur de Beam Brush, vendue 38 euros aux Etats-Unis.
Des objets connectés aux objets collecteursLa startup teste actuellement une expérience pilote originale avec une société d’assurance : elle permet au consommateur qui le souhaite d’échanger ses données sur son utilisation quotidienne de Beam Brush contre des réductions sur le prix de sa police d’assurance.
Le bracelet collecteur de données Body Media s’inscrit également dans ce cadre. « Nous ne vendons pas nos données, nous les conservons pour affiner nos algorithmes », explique sa directrice marketing Gwen Smith.  Ogilvy Innovations Worldwide travaille sur la technologie de ce data-tracking pour 14 clients, révèle son patron Mark Seeger, sans donner de noms. La marque ne veut donc plus atteindre sa cible mais les informations qui la concernent : bienvenue à toi nouveau paradigme !

Objets connectés avez-vous donc une âme ?

Le nombre d’objets connectés sans fil devrait tripler d’ici 2020, selon ABI Research

Selon ABI Research, il y a actuellement plus de 10 milliards d’objets connectés sans fil dans le monde et ce nombre pourrait dépasser les 30 milliards en 2020. Les technologies sans fil sont nombreuses : cellulaire, Wi-Fi, BlueTooth, RFID, ZigBee… L’extension du marché sera liée à l’invisibilité de la technologie, c’est-à-dire au fait que l’utilisateur ne sera pas conscient de la technologie qu’il utilise mais verra uniquement son fonctionnement. Si aujourd’hui, les portables, smartphones et tablettes sont les piliers de l’Internet sans fil, les objets de type capteurs ou nœuds de réseau devraient représenter 60% du marché en 2020.

Source Offremedia.com le 14/05/13