Social medias : Crimson Hexagon’s Image Analytics

Analyze the logos, objects, scenes and actions in billions of social images

More than 1.8 billion photos are shared daily on social media and an estimated 85% of those photos lack text references to the brands within them. As the shift towards visual conversation continues, it becomes increasingly important to incorporate images into your social listening strategy to get the full picture of what’s happening. Poursuivre la lecture « Social medias : Crimson Hexagon’s Image Analytics »

Instagram, quelles sont les nouveautés du réseau social ?

L’application organise son premier salon des « Instapreneurs », le 17 juin 2017.

Retour avec Julie Pellet, responsable du développement de la marque Instagram en Europe du Sud, sur les dernières actualités du réseau social aux 700 millions d’utilisateurs.
En avril 2017, Instagram a atteint le cap de 700 millions d’utilisateurs mensuels dans le monde. Poursuivre la lecture « Instagram, quelles sont les nouveautés du réseau social ? »

Transition média, ou comment les marques se transforment en médias grâce au content marketing

Accompagner les marques dans leur transformation digitale et dans leur transformation média est un enjeu central du content marketing. Car quelle que soit la taille des organisations, les marques ont aujourd’hui l’opportunité de s’affranchir des intermédiaires pour devenir leur propre support média.

Pendant les 3 minutes que vous consacrerez à la lecture de cet article, 1.500 heures de vidéos seront uploadées sur YouTube, 9 millions de nouveaux posts seront publiés sur Facebook, 4.200 nouveaux articles seront mis en ligne via WordPress. Ces chiffres illustrent bien l’ampleur du tsunami de contenu que nous vivons.

Raz-de-marée informationnel
Inéluctablement, ce raz-de-marée informationnel se heurte aux limites de notre réalité physique: les journées ne durant que 24 heures, notre temps disponible pour assimiler un flux d’information en constante augmentation manque.

Pour être visible, les marques doivent redoubler d’efforts.
Dans ce paysage de plus en plus saturé, les marques doivent redoubler d’efforts et de moyens pour surnager au milieu de cet océan de contenu, pour développer leur notoriété, transmettre leurs messages et finalement augmenter leur chiffre d’affaires.

Mais si les leviers paid media permettent d’émerger facilement grâce à des budgets plus ou moins importants, la visibilité acquise s’évapore aussitôt les campagnes terminées et les crédits épuisés.

De plus en plus de marques saisissent désormais l’intérêt de se doter d’une stratégie de contenu permettant de positionner leur propos sur le long terme, de se distinguer en tant qu’acteur crédible, de fidéliser une audience et de doper leur trafic organique grâce aux bénéfices précieux du SEO.

Du vendeur à l’éditeur
Et parce que bien souvent, le premier arrivé rafle la mise, il existe une véritable opportunité à parler avant les concurrents, pour peu que les contenus créés soient de qualité et leur performance mesurable.

Dans cette optique, les marques intègrent de plus en plus les techniques jusque-là cantonnées aux rédactions et aux acteurs de l’audiovisuel. En se faisant accompagner par une agence ou, pour les plus matures, de manière autonome.

De la production erratique de contenu – « pour être présents dans Google » – à la publication régulière de contenu à haute valeur ajoutée, en passant par la mise en place de studios intégrés, une transition subtile est en train d’opérer. Les marques deviennent de véritables médias, se dotant des mêmes attributs et méthodes.

Pour certaines marques devenues média, cette démarche poussée à l’extrême a même rencontré un succès impressionnant grâce à l’élaboration minutieuse de contenus champions, si bons qu’ils doivent être partagés. On a bien en tête l’exemple de la Harvard Business School et de sa revue, Harvard Business Review. Celle-ci, publiée dès 1922 et disponible offline et online en 12 éditions locales, a contribué à la renommée internationale de l’école de Boston.

Sur le même modèle, Red Bull et sa revue The Red Bulletin publie désormais dans 10 pays et 5 langues pour tous ceux qui souhaitent repousser les petites et grandes limites du quotidien: 550.000 abonnés payants.

Plus récemment, la chaîne d’hôtels Marriott a décidé d’intégrer un content studio au coeur même de son écosystème digital. Celui-ci a déjà produit une série télé (The Navigator Live), une trilogie de courts métrages à succès (Two Bellmen Three) et un magazine en ligne (Marriott Traveler).

Mais revenons à la France: si les marques hexagonales n’en sont pas encore à ce degré de maturité et d’investissement, elles en prennent clairement le chemin. Et pour ne pas rester au bord de la route du content marketing, elles ont tout intérêt à se faire accompagner de professionnels du contenu.

Par Grégory Dominé pour emarketing.fr le 18 mai 2017

Quelles astuces pour une stratégie de content marketing réussie ?

Au-delà de l’automation ou de l’account-based, le contenu est l’une des trois stratégies motrices de l’engagement mises en avant du 23 au 26 avril au Marketing Nation Summit de Marketo. Retour sur les trois grands principes à respecter pour un content marketing efficace.
« Je crée, donc j’existe. » Invité du Marketing Nation Summit de Marketo, Jeff Bullas n’a pas attendu le succès de web social pour y croire: dès 2009, il lance son blog consacré aux réseaux sociaux. 16 millions de visiteurs plus tard, l’homme aux 500 000 followers sur Twitter avoue lors d’un atelier consacré au content marketing n’avoir investi à l’époque que 10 dollars dans son site: « Il n’y a pas besoin d’un gros budget pour faire du contenu de qualité, mais de persévérance. Plus vous publiez, plus vous vous améliorez. Le content marketing est un marathon, pas un sprint. Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement. On surestime souvent ce qu’on peut faire en un an, alors qu’on sous-estime ce qui est réalisable en dix. »
Un diagnostic partagé par Amanda Todorovich, directrice du content marketing chez Cleveland Clinic, l’établissement de santé derrière Health Essentials. En cinq ans, ce blog est devenu le site américain de référence en matière de santé, avec 5 millions de visiteurs mensuels. « Nous voulions faire connaître l’établissement mais pas seulement auprès des patients. Cela passe par des contenus de valeur, qui parlent aussi santé et bien-être. Les gens ont besoin de savoir que vous pensez à eux, même quand ils vont bien. » Là aussi, cette stratégie définie dès le lancement du blog n’a jamais dévié : « Nous publions tous les jours, dans un langage simple, que nous utiliserions pour parler santé à un ami. La seule limite : la disponibilité des médecins, avec qui nous ne créons que des contenus originaux, quitte à faire mieux mais moins. »

La méthode Buzzfeed : mots simples, visuels et A/B Testing
« Le mieux est l’ennemi du bien » avance de son côté Jeff Bullas, bien décidé à partager ses lumières avec l’assistance. « Google et Facebook ne tolère pas le silence. Il faut faire du content marketing en continu, et non par campagne. Or si vous ne cherchez à publier que des contenus parfaits, vous ne publiez jamais. Fixez une stratégie et améliorez vos contenus avec le temps, mais l’essentiel c’est de les partager gratuitement et efficacement. » Pour séduire, il faut être intéressant: faire des titres accrocheurs, poser des questions, mettre des visuels et utiliser des mots simples, qu’un collégien pourrait comprendre. « Regardez Buzzfeed : avec ces techniques, leurs contenus deviennent facilement viraux. Il faut faire de nombreux tests pour trouver ce qui fonctionne le mieux. »
Pour Health Essentials, cela passe par une stratégie social media efficace:  » Nous publions sur tous les réseaux, mais avec des contenus adaptés à chacun. Nous envoyons par exemple des snaps qui illustrent comment bien s’asseoir face à un ordinateur à notre jeune audience. Sur Pinterest, nous publions près de 80 infographies par an, sur des sujets très féminins », explique celle qui a été nommée personnalité content marketing de l’année 2016 outre-Atlantique. « Nous faisons beaucoup de tests. Nous utilisons l’analytique pour optimiser au maximum nos partages sur les réseaux sociaux. Nos sources de trafic sont aussi l’emailing (deux newsletters hebdomadaires pour un taux d’ouverture de 60%, ndlr) et la publicité avec Outbrain, qui est génial pour les contenus de qualité. » Un levier coûteux mais qui permet au site de toucher de nouvelles audiences et de générer désormais assez de revenus pour être à l’équilibre.

Par Clément Fages le 28 avr. 2017 pour e-marketing.fr

Chatbots versus appli : Microsoft a encore des progrés à faire mais c’est très prometteur !

Anais Moutot, correspondante Les echos.fr à San Francisco le 31/03/2016

chatbots_Les messageries instantanées se transforment en super-plateformes où des robots conversationnels aident à exécuter tout type de tâches – commander un VTC, réserver un billet d’avion ou choisir le fromage sur sa pizza.

“Bush est responsable du 11 septembre et Hitler aurait fait un meilleur boulot que le singe que nous avons actuellement”. Voici l’une des déclarations très nuancées que Tay, le “chatbot” de Microsoft lancé le 23 mars dernier avec une photo de profil d’adolescente, a fait sur Twitter il y a quelques jours, conduisant l’entreprise de Redmond à suspendre en urgence son compte et à s’excuser platement vendredi dernier.

« Malheureusement, dans les 24 premières heures où elle (Tay) était en ligne, nous avons constaté un effort coordonné par certains utilisateurs pour maltraiter Tay et son habilité à communiquer afin qu’elle réponde de manière inappropriée », avait expliqué Microsoft dans un communiqué.

Cet incident montre les limites de ce type de technologie : le robot, nourri des conversations des humains sur Twitter, est devenu raciste à leur contact. Mais cela n’a pas empêché Microsoft de présenter ce type de robots conversationnels comme le pivot de sa nouvelle stratégie, à l’occasion de sa conférence pour les développeurs organisée à San Francisco mercredi.

“Cette transition vers les bots est aussi importante que l’arrivée du web ou l’utilisation de l’écran tactile sur les smartphones”, a déclaré Satya Nadella, le PDG de la société, face à un parterre de 5.000 développeurs. L’idée d’un robot discutant avec les humains n’est pas nouvelle. Dès 1964, un programme informatique baptisé Eliza simulait les talents d’un psychothérapeute face à un patient.

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Donner du sens ou le storytelling du pauvre?

Diffusé le 5/2/2016 sur offremedia.com

__20 Minutes lancera au deuxième semestre une agence de contenus à destination des marques.

«Il s’agira d’une structure élargie dédiée aux contenus, orientée social pour créer des plateformes de marques mais également pour les faire rayonner sur les réseaux sociaux», a annoncé Olivier Bonsart, Président de 20 Minutes France, lors d’une conférence de presse en présence des représentants des actionnaires, Rossel et Sipa-Ouest-France (voir archive).

Pour cela, un responsable de la viralité sera recruté courant de l’année. Sur les deux ans à venir, 20 Minutes investira 1,5 million d’euros dans les technologies pour développer sa stratégie numérique, principalement autour du collaboratif et de la construction de communautés. Cela pourra passer par du développement technologique en interne ou par une acquisition. «Nous voulons construire un nouveau modèle de média en réseau en co-action et co-création avec les jeunes actifs urbains, sorte de module de content collaboratif pour inventer le modèle de demain», a précisé Olivier Bonsart. En 2015, le quotidien gratuit a vu le trafic de son site internet en provenance des réseaux sociaux multiplié par 5.

Côté print, une nouvelle maquette «totalement revue» sera lancée pour la fin de l’automne. Par ailleurs, d’ici un mois, 20 Minutes sera disponible sur Instant Articles de Facebook et sera compatible avec l’AMP (Accelerated Mobile Pages) de Google. En 2015, le CA numérique de 20 Minutes a augmenté de +35% pour représenter 25% du CA global.

10 outils pour optimiser son compte Twitter

Aude Fredouelle le 24/05/13 pour le JDN

réseaux sociaux 2Faire le ménage dans ses abonnements devient un jour ou l’autre indispensable pour les twittos aguerris.Objectif : supprimer les tweets encombrant sa timeline et les comptes qui ne sont plus pertinents pour mieux gérer sa communauté.

Grâce à une option de base gratuite, ManageFlitter passe au crible les abonnements. Le service trouve parmi les comptes auxquels vous êtes abonnés ceux qui ne vous suivent pas en retour, lesquels sont totalement inactifs ou n’ont pas d’image de profil, lesquels tweetent trop et lesquels se font trop discrets. Pour chaque twittos, Manageflitter affiche la bio, le nombre de tweets par jour, de followers et d’abonnements, la date de création du compte… D’un clic, vous pouvez vous désabonner des comptes sélectionnés.

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La nécessaire évolution vers des réseaux sociaux « contrôlés » ?

Par Mickael Mesere Expert Webmarketing, Mobiletag le 23/05/13 pour le JDN

Avec les smartphones/tablettes, l’utilisation des réseaux sociaux change. Ces mobinautes veulent tout, tout de suite mais aussi contrôler les notifications qu’ils reçoivent et les informations qu’ils transmettent. La notion de réseau social contrôlé est de plus en plus présente.

Quelles sont les attentes de mobinautes ?

Aujourd’hui, les grands réseaux sociaux ont bien du mal a répondre et à s’adapter aux attentes des mobinautes, leurs principales forces sont aussi leurs principales faiblesses. Certains réseaux sont trop ouverts et les informations diffusées non contrôlées tel que Facebook – qui aujourd’hui sait vraiment ce que le réseau diffuse sur soi au vu des changements permanents de la politique de confidentialité ? Les réseaux niches, même si les volumes sont importants, Twitter, Pheed, Foursquare restent sur des niveaux de pénétration faibles pour les utilisateurs et sectoriels. Il en est de même pour Pinterest et Instragram (devenu Facebook) spécialisé dans les visuels. Les internautes veulent aujourd’hui une application ou un site mobile multi-écrans, simple , rapide, mobile et local. Quel intérêt en effet d’avoir une réduction sur une boite de camembert dans un supermarché lillois alors que l’on vit à Marseille ? Le ciment des réseaux sociaux est l’interaction entre les êtres humains qui le composent et non pas encore des entités commerciales, journalistiques qui poussent des informations et cela est encore plus vrai sur le mobile. Les utilisateurs veulent de l’information proche d’eux, pour eux, voir exclusive tel le succès des ventes privées qui ont révolutionné l’e-commerce dans de nombreux pays ces dernières années.

Mais quels sont intérêts de réseaux et des marques ?

Il faut voir le réseau social dans sa globalité d’usage et non dans ses possibilités techniques qui ne sont plus a démontrer. C’est le « A quoi ça me sert ? » qui doit prédominer sur le « Qu’est-ce que ça peut faire ? ». Un réseau qui rend service à ses utilisateurs sera toujours mieux considéré qu’un outil technique (prenez l’exemple de Netvibes qui rendant un service n’a pas été compris par le public alors que techniquement il était à la pointe). La survie d’un réseau ne tourne qu’autour des possibilités de rendre des services utiles, ludiques ou non à ses utilisateurs. Les marques peuvent aussi y gagner avec cette nouvelle arme de communication sociale bien plus évoluée en rendant les mobinautes non plus « Fans, Followers, ou autres » de ses pages mais en les transformant en ambassadeur avec des contenus plus riches, des notions de recommandations – Levier le plus efficace du marketing. Les messages perçus comme contenu, avantages ou relationnels étant nettement plus impactants et efficaces que les messages publicitaires ou pseudo-redactionnel.

Les pistes et les applications de développement

Des nouvelles applications vont voir le jour dans les prochains mois en partant de ce percept de base de vision du réseau social où la relation même entres mobinautes sera réellement au centre des préoccupations et la machine uniquement l’outil. La localisation de l’offre et la reconnexion avec des cercles de connaissances réels sont des axes de développement forts et attendus des mobinautes….

Les mastodontes seront-ils prendre ce nouveau virage social ? 

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Mesurer son Social R.O.I sur les médias sociaux

Chronique de Paul Cordina, Chef de Produit CRM et Digital, Nestlé France pour le JDN le 14/05/13
ref et ergo bulle orangeAfin de mesurer la performance de sa présence sur les médias sociaux, il est souhaitable de s’intéresser à son Social ROI, c’est-à-dire la dimension sociale de ses actions menées. Il permettra d’évaluer l’efficacité, la performance et la rentabilité.

Le difficile calcul du ROI

L’une des principales raisons de la réticence de certaines entreprises à ne pas adopter les médias sociaux est la difficulté pour elles de mesurer leurs actions et leur ROI (Return On Investment), c’est à dire le ratio financier de la mesure de rentabilité de leur investissement, traduit par la formule suivante : (Gain lié à l’investissement – Coût de l’investissement) / Coût de l’investissement. Le ROI sert à anticiper la rentabilité dans le futur et est basé autour de deux leviers : l’augmentation du chiffre d’affaire et la réduction des coûts. Il est en effet difficile de mesurer le succès d’une action lorsqu’aucun objectif pertinent n’a été mis en place en amont, ou d’estimer le chiffre d’impact sur les ventes d’une présence communautaire (à moins de dé-corréler cette présence du reste des autres médias utilisés, ce qui est très difficile) en ayant pour indicateurs un nombre de fans ou de followers, un taux d’engagement, ou encore un nombre de « J’aime » et de partages sur une publication.

La simple prise en compte du nombre de fans ou de followers d’une marque (pouvant être manipulé par l’achat, l’usage de robots ou d’autres moyens), de mentions, de partages et d’engagements n’est en rien suffisante. Sans analyse, ni exploitation ou segmentation, ils n’ont pas grand intérêt. Dans la grande majorité des cas, l’impact d’un « J’aime » sur Facebook reste neutre. 74% des fans d’une marque n’ont pas changé d’opinion sur elle depuis qu’ils la suivent, 79% des fans clients déclarent que leur comportement d’achat vis-à-vis de cette marque n’a pas évolué, et 80% des fans non-clients déclarent que leurs intentions d’achat n’ont pas changé. Cet impact est parfois même dommageable, puisque 4% des fans ont une moins bonne opinion d’une marque depuis qu’ils la suivent, et 8% des fans non-clients sont découragés d’acheter la marque [1]. Le « J’aime » de marque n’a donc pas de signification universelle et est interpréter de manière différente selon les internautes : alors que pour certains il signifie qu’ils « aiment » en effet la marque, pour d’autres, il veut simplement dire qu’ils l’autorisent à les contacter. La nature du lien à la marque est donc à nuancer.

Des chiffres liés à une audience adressée n’ont de sens que s’ils sont rapportés aux sources de provenances, à une activité et aux moyens financiers et humains alloués. Pour être en mesure de pouvoir calculer un ROI, il convient avant tout de connaître l’ensemble des moyens mis en œuvre en termes d’investissements, et de savoir déterminer précisément l’architecture communautaire de sa marque, au risque de devenir dépendant de ces plateformes, et de mener des démarches infructueuses [2].

Ces metrics ne sont pas des actifs financiers, et ils ne peuvent pas être comptabilisés comme du chiffre d’affaire, ni apparaître au bilan de l’entreprise. Cependant, cela ne signifie pas pour autant qu’ils n’ont pas de valeurs. Comme le rappelait Henri Ford, « les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : sa réputation et ses hommes ». Ce sont les indicateurs d’une démarche de construction de relations humaines que l’entreprise met en œuvre, et qui pourra produire des résultats dans le futur. Alors que les campagnes traditionnelles repartent à chaque fois de zéro en achetant de l’audience média, abandonnée ensuite à la fin de la campagne, les campagnes relationnelles basées sur une plateforme communautaire capitalisent sur leur audience existante, pour la faire progresser pour la prochaine campagne.

Le Social ROI

Plutôt que de vouloir se focaliser exclusivement sur un ROI, difficilement transposable aux actions réalisées sur les médias sociaux, il est plutôt préférable de vouloir mesurer le Social ROI. Ce terme traduit la dimension sociale des actions menées sur les médias sociaux, permettant d’évaluer l’efficacité, la performance et la rentabilité.

La dimension purement financière du ROI est enrichie d’une dimension humaine. Les deux autres aspects apportés au traditionnel ROI sont le ROO (Return on Objectives) et le RONI (Risk of Non Investment).

Le Return On Objectives (ROO)

Le ROO, c’est à dire le Retour sur Objectifs, permet de « mesurer » a posteriori l’atteinte des priorités déterminées lors de la mise en place de la présence sociale de la marque, et de ne pas se contenter du coup de simplement « compter ». Cette démarche impose donc une définition claire des objectifs poursuivis, qui permettront une mesure d’efficacité appropriée à l’atteinte de ces intentions.

Le Risk of Non Investment (RONI)

Le coût de ne pas aller sur les médias sociaux, c’est à dire le RONI  (Risk of Non Investment) peut également être abordé. Quel est-il ? Celui de perdre le contact avec son consommateur, qui est devenu social. Les annonceurs sous-investissent sur Internet et les médias sociaux : d’après Nielsen, alors qu’Internet représente 30% du « temps média consommé », seulement 8% des dépenses marketing lui sont consacrées. La réputation des marques se joue souvent sur ces supports. Même absente des médias sociaux, une marque n’empêchera pas les internautes d’y parler d’elle. Etre présent sur les médias sociaux peut permettre d’optimiser la présence de la marque dans les résultats des requêtes sur les moteurs de recherche (SERP ou Search Engine Response Pages) et lui donner la capacité de répondre aux sollicitations. Lorsque l’on sait que celle-ci représente son 1er actif, et que la marque et la valorisation d’une société sont souvent corrélées, la nécessité d’y aller apparaît mieux.

Une approche transversale

Forrester propose une approche afin d’évaluer les bénéfices à court et long terme, financiers ou non, en prenant en comptes les différentes parties prenantes et objectifs de l’entreprise[3].

Cette approche prend en compte 4 perspectives :

– financière : les actions menées ont-elles permis d’augmenter le chiffre d’affaire ou de baisser les coûts ? – management du risque : dans quelle mesure l’entreprise est-elle mieux préparée à gérer une crise, une actualité subie, un bad buzz ou un fail potentiel qui pourrait affecter sa réputation ? – digitale / numérique : les actions ont-elles permis de renforcer la présence de la marque sur Internet ? – de marque : l’attitude des consommateurs envers la marque s’est-elle améliorée ? Sur le web social, le ROI n’est donc pas que financier et court terme. Comme le rappelle Gregory Pouy, si c’est ce que recherche une marque, autant qu’elle se concentre sur des campagnes de liens sponsorisés Google Adwords : « Google is like advertising at a store, Facebook is like advertising at a party »[4]. Cependant, les bénéfices du web social, et donc de la construction d’une relation avec ses consommateurs, sont ailleurs.

Il convient plutôt de se concentrer sur les interactions générées. De même, beaucoup de personnes s’inscrivent ou rejoignent un réseau sans y être actif, la multitude des réseaux pouvant décourager les internautes à les utiliser. La durée de vie courte des applications ou encore le désabonnement (en cliquant sur « Je n’aime plus » ou le désabonnement silencieux, c’est-à-dire en dissimulant les publications de la marque de son fil d’actualité) sont également à prendre en compte. Le ROI est proportionnel à la durée de l’opération. Un effort constant est nécessaire afin de voir la communauté s’accroitre et atteindre un palier minimal, permettant ensuite la mise en marche d’un effet boule de neige et un ROI assuré.

Définir ses KPIs

La proposition des 5 indicateurs-clés faite ci-dessous, présentée lors d’un cours donné à Sup de Co Reims, dont la présentation est disponible ici, a pour particularité de ne pas se focaliser sur une approche par types d’outils, trop indigeste, mais se concentre plutôt sur les différents objectifs à atteindre pouvant être assignés à une présence sur les médias sociaux.

– Visibilité : Nombre d’impressions, vues, RT/Part de voix/Profil démographique. – Acquisition : Quantité / Coût / Conversions. – Recommandation : Nombre de partages/Taux de viralité /Net Promoter Score. – Engagement : Pages vues par visite/Durée de la visite/Nombre de “J’aime”, votes, commentaires, RT / Taux d’engagement. – Tonalité : Mentions positives/neutres/négatives.