Les entrepreneurs de l’ESS préoccupés par leur financement

Par Pierre Lelièvre le 28/04/2017 pour chefdentreprise.com

S’ils ont le moral au beau fixe, les entrepreneurs sociaux voient l’avenir positivement, d’après un baromètre OpinionWay pour La Ruche et Aviva. Malgré cette dynamique, les problématiques de financement constituent un enjeu pour la très grande majorité d’entre eux.

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Emmanuel Gavard avec AFP pour Stratégies le 8/2/2016 

__ Le député Pascal Terrasse a rendu son rapport dimanche 7 février. Il propose de mieux encadrer l’économie collaborative en exigeant notamment plus de transparence fiscale pour des plateformes numériques telle qu’Airbnb ou Le Bon Coin.

«L’économie collaborative ce n’est pas l’ubérisation», affirme en préambule de son rapport Pascal Terrasse, député PS de l’Ardèche, chargé en octobre par le Premier ministre, Manuel Valls, d’une mission sur les enjeux des nouvelles plateformes de l’économie numérique. Les Uber et autres Airbnb, sont souvent perçues par les professionnels comme une forme de concurrence déloyale.

S’il considère l’économie dite collaborative comme «une alternative crédible à un modèle de consommation qui s’essouffle», le député PS n’en attend pas moins qu’elle«prenne ses responsabilités» et il suggère à Matignon 19 propositions pour mieux l’encadrer, notamment sur le plan fiscal, et pour obtenir plus de transparence sur les sites.

Collaborer avec l’administration fiscale

«L’économie collaborative n’est pas une zone de non-droit», insiste le parlementaire, qui propose «d’assurer la contribution des plateformes aux charges publiques de la France».«Alors que les entreprises numériques sont appelées à capter une part importante de la création de valeur […], certaines mettent en oeuvre des stratégies d’évitement de l’impôt», constate Pascal Terrasse, en référence aux géants d’internet comme Google ou Apple.

Le parlementaire appelle l’Etat «à agir pour que ces grandes entreprises étrangères paient leurs impôts en France ». Sur la même ligne, le rapport demande une «clarification» de la distinction entre «revenu et partage de frais et celle de l’administration sociale sur la notion d’activité professionnelle».

«L’administration devra expliquer que certaines activités ne créent pas de revenu imposable (comme le covoiturage) et que, quand elles dépassent la pratique amateur, ces activités exigent que l’utilisateur s’enregistre en tant que professionnel», affirme-t-il. Pascal Terrasse suggère d’ailleurs que «les plateformes qui ont connaissance des revenus dégagés par leurs utilisateurs puissent en communiquer les montants aux administrations sociales et fiscales en vue de fiabiliser les déclarations des contribuables».

Davantage de collaboratif au niveau local

Pour que les sites soient plus transparents, le député énumère également une série de propositions. Il souhaite notamment la création d’un «espace de notation des plateformes» et que le consommateur dispose «d’une information claire, lisible et accessible sur les responsabilités de la plateforme, la qualité de l’offreur et les garanties associées à son statut».

Le rapport a également dans le viseur les plateformes de notation. Il constate que«les systèmes de notation et d’avis en ligne ne sont pas parfaitement fiables» et préconise que «le consommateur puisse évaluer la confiance qu’il peut accorder à ces dispositifs».

Parmi les autres propositions, Pascal Terrasse évoque la création d’un«observatoire» de l’économie collaborative ou encore de promouvoir des «territoires collaboratifs expérimentaux» afin de «mettre en place des outils locaux de partage de biens et services à l’échelle locale, en particulier dans les territoires ruraux». 

L’économie circulaire nouveau modèle éco ?

Paru sur Novethic ; 18/12/2015

Eurêcook ! Quésako ? Lancée en septembre dernier par le groupe SEB , cette plateforme de location d’appareils culinaires, propose de se procurer le temps d’une soirée, d’un week-end ou d’une semaine, une machine à bière, un barbecue, une friteuse ou une yaourtière pour quelques dizaines d’euros.

sebLe site compte une trentaine de références. Une fois rapportés, les appareils sont nettoyés, testés et remballés par Envie, un réseau d’entreprises d’insertion.

Le projet, se cantonne pour l’instant à Dijon, est mené en partenariat avec notamment l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), l’université de Dijon ou le groupe Casino.

« Le but est de tester l’économie de fonctionnalité à une échelle industrielle pour voir s’il existe un business derrière ce modèle pour une entreprise. (…) Nous sommes dans l’expérience dans un domaine qui nous semble important et qui constitue selon nous l’avenir. Il est indispensable qu’un groupe leader comme le nôtre montre la voie des nouveaux modes de consommation », explique Alain Pautrot, directeur de la satisfaction consommateur au sein du groupe Seb.

 

Deuxième exemple : un label pour lutter contre l’obsolescence programmée. Les marques Seb et Rowenta s’engagent ainsi à fournir pendant dix ans les pièces détachées nécessaires à la réparation de leurs produits. « Avec ce label nous souhaitons nous différencier des produits Kleenex que l’on jette sans même penser à les faire réparer, commente Alain Pautrot. Par ailleurs, réparer nous coûte moins cher que de fabriquer. Et, cerise sur le gâteau, l’impact environnemental n’est pas négligeable puisque cela réduit les déchets et les matériaux utilisés ».

Sharing economy : l’économie du partage bouleverse les codes

Par Fabien Renou le 24/05/13 pour le JDN

co voiturageMettre à disposition d’un inconnu sa voiture, son appartement ou son appareil photo moyennant finance, le phénomène est en plein boom. Voici pourquoi.

 

Pour les trajets domicile-travail ou pour traverser la France, le covoiturage connait depuis quelques années déjà un joli succès. Le principe est simple : un automobiliste propose des places libres dans sa voiture pour un déplacement que, de toute façon, il s’apprête à faire. Une formule simple et surtout économique en passe de devenir une alternative crédible aux transports en commun.

Selon Forbes, la sharing economy pèserait 3,5 milliards de dollars en 2013.

Les bonnes affaires, c’est le carburant essentiel de la sharing economy, cette économie du partage qui consiste à utiliser un bien qui appartient à un autre. Le covoiturage est moins cher que le train, la location d’appartement libre est plus abordable que la chambre d’hôtel, l’utilisation d’un robot ménager d’un voisin moins coûteux que l’achat d’un mixeur neuf…

Du côté de celui qui offre le service, la motivation est, elle aussi, pécuniaire. La consommation collaborative (l’autre nom de la sharing economy) permet de gagner un peu d’argent avec ce que l’on possède déjà. Un moyen d’arrondir les fins de mois sans avancer le moindre centime.

Ce qui rend possible aujourd’hui le développement de ces circuits commerciaux d’un nouveau type, c’est Internet. Des places de marché hyper spécialisées y naissent chaque jour et chacun peut vendre un service ou louer un objet. Ces sites, qui se rémunèrent via des commissions, permettent la mise en relation d’anonymes et la sécurisation des paiements.

airbnb
La page d’accueil AirBNB.© Capture d’écran AirBNB / JDN

Parallèlement, un facteur plus psychologique renforce ce phénomène. Le rapport à la consommation évolue, tout comme celui à la propriété. Les mentalités acceptent désormais d’accueillir des inconnus sous son toit ou sur sa banquette arrière. Parallèlement, chez les plus jeunes en particulier, le besoin de posséder à tout prix s’érode : cela concernait les CD hier, c’est au tour de la voiture aujourd’hui. Bref, le partage est un bon plan, mais il est aussi dans l’air du temps.

Selon les estimations du magazine Forbes, la sharing economy pèserait 3,5 milliards de dollars en 2013, un chiffre en hausse de 25% sur un an. Un somme colossale qui échappe aux mains des entreprises et atterrit dans les poches des particuliers.

Ce transfert massif de revenus constitue un véritable bouleversement économique. Au schéma traditionnel dans lequel l’entreprise vend et le consommateur achète, chacun peut désormais devenir tour à tour producteur et client. Résultat : le peer-to-peer ne menace plus uniquement les maisons de disques.

Certains acteurs économiques commencent à prendre le phénomène au sérieux. Se sentant menacés, des lobbys initient la riposte. La récente condamnation d’un habitant de New York sous-louant son appartement grâce à AirBNB en constitue les prémices.