Et c’est encore Apple qui est en première ligne de l’innovation et du modèle éco…


Publié dans Les Echos le 29/11/2015 par Jean-Philippe LOUIS
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Sortie en octobre, la 4e génération de l’Apple TV veut nous faire regarder la télévision de la même manière que nous regardons nos smartphones. Pour la firme de Cupertino, le futur de la télévision, ce sont les applications.

La révolution ne sera pas télévisée, mais la télévision doit faire sa révolution. C’est un peu le challenge que tente de relever l’Apple TV . L’ancien patron charismatique d’Apple Steve Jobs, avait indiqué vouloir créer une télévision « facile d’utilisation avec l’interface la plus simple possible ». En regardant l’Apple TV, avant même de la brancher, l’idée de Jobs semble avoir été intégrée par les équipes d’Apple.

 Installation rapide

Il est de tradition de passer quelques minutes voir quelques heures à installer sa box TV. Cela entraîne généralement des manoeuvres interminables, des ajouts de mots de passe ou de codes à répétition, des disputes en famille… Avec l’Apple TV , il suffit de placer son iPhone – sous iOS 9 – à côté du boîtier pour qu’il s’imprègne de tous les codes utiles pour fonctionner.

Tout semble évoquer ici la simplicité. Même l’aspect de l’Apple TV : une petite boite noire de 425 grammes, d’une hauteur de 35 mm, d’une largeur de 98 mm qui, au final, ne paie pas de mine. Mais c’est le but. Elle se fait discrète pour s’incruster dans nos salons. A l’arrière du boîtier on trouve notamment une entrée câble HDMI – il faut donc une télévision plutôt récente. Ce qu’il manque en revanche, c’est une sortie audio directe à la box permettant de brancher son système Hi-fi notamment quand on se connecte à Apple Music .

Une fois l’Apple TV branchée, c’est tout un univers de divertissement qui s’offre à l’utilisateur. Des films et séries sur l’iTunes Store, des services comme Netflix ou de la VOD comme Arte ou Canal Play. Il y aussi Airplay qui permet de visionner les contenus de son smartphone, tablette ou ordinateur, sur son écran TV.

Le futur  : les applications

Steve Jobs parlait donc d’une interface simple d’utilisation. Et pour Apple, l’interface la plus simple d’utilisation reste la sienne. L’Apple TV une fois allumée rappelle un iPad ou un iPhone géant qu’on commanderait à distance. La différence réside dans le visuel 3D des applications, des films ou des séries que l’on veut lancer. C’est bien fait, c’est beau et ça rend très bien sur grand écran.

Outre ce visuel, en fait, le système d’exploitation tvOS n’est rien d’autre qu’un IOS refondé pour la télévision. Du coup, si tvOS supporte l’App Store, cela signifie également que les développeurs pourront user de leur génie pour créer des applications pour le système. La marge de manoeuvre est, dès lors, considérable. Et le magasin iTunes qui manque pour l’instant de richesse, se remplit de jour en jour.

La télécommande

Jusqu’à présent, une box réussie se cantonnait aux services qu’elle proposait ainsi qu’à sa facilité d’utilisation. Mais Apple est allé plus loin… jusqu’à la télécommande. Si cet objet est généralement maltraité dans nos salons entre les chutes à répétition et les disparitions dans les coins sombres de nos canapés, Siri Remote offre un nouveau rapport avec cet outil du quotidien.

D’une hauteur de 124 mm, et d’une épaisseur de 6,3 mm, Siri Remote comprend à son top un « Surface touch » en verre, qui rappelle le « trackpad » des Mac. Fini les boutons, bienvenue à la surface lisse. Certes, c’est agréable mais sous certaines applications, quand il faut taper des codes, ou faire des recherches en baladant le curseur grâce à la télécommande sur la grille de lettres, ça devient laborieux. Regarder des vidéos sur YouTube devient alors un petit calvaire, et l’on regrette presque de ne pas avoir un clavier sur la télécommande.

Clairement, on a très peur de faire tomber l’objet surtout quand on joue aux jeux vidéos. L’impression est un peu la même que lorsque l’on joue à la Wii. On s’amuse à faire bouger sa télécommande dans tous les sens, mais on n’est pas très serein. D’autant que pour la remplacer, il faudra compter 89 euros. Soit la moitié du prix de l’Apple TV qui coûte 179 euros pour la version 32 Go et 229 euros pour la version 64 Go. On peut alors acheter une dragonne pour la somme de 15 euros ou pour les vrais addicts de jeux vidéos, une manette sans fil à 59,95 euros.

Si la télécommande vaut la moitié de l’Apple TV, c’est aussi parce qu’elle représente une grande partie des modifications apportées par rapport à l’Apple TV 3ème génération. Outre le trackpad en verre, la télécommande fonctionne via la technologie sans fil Bluetooth 4.0. Elle est dotée d’un émetteur infrarouge, d’un accéléromètre et d’un gyroscope, pour les jeux vidéos. La batterie est très autonome et, à vrai dire en deux-trois semaines d’utilisation, on ne l’a jamais chargée. Selon Apple, la batterie rechargeable, « offre des mois d’autonomie en conditions d’utilisation classique ».

Siri, plus beau à la TV

On l’a dit, dès lors qu’il s’agit de taper des lettres sur la Siri Remote, c’est compliqué. Mais Apple assure qu’en réalité avec la commande vocale, l’affaire devient anecdotique. La télécommande est dotée de deux micros et on se surprend, en effet à parler très souvent à sa télévision. On est à l’intérieur dans son salon, et on a l’air moins bête que lorsque l’on utilise Siri dans la rue. Avec ce système sur l’Apple TV, on peut demander les infos, la météo, le résultat d’un match de football pendant qu’on regarde un film. On peut faire avancer un film, reculer, demander le casting du film que l’on regarde… A chaque fois, une bar s’affiche en bas de l’écran avec les infos souhaitées. L’incrustation est assez bien réalisée et c’est beaucoup mieux qu’un écran partagé.

Si par exemple l’utilisateur loupe une phrase ou une séquence du film, il suffit de dire, « qu’est ce qu’il/elle vient de dire » et l’Apple TV remet la scène, sous-titrée. On peut aussi demander les films d’un réalisateur en particulier ou dans lequel son acteur préféré joue. Siri est particulièrement impressionnant au point qu’on aimerait pouvoir l’utiliser à tout moment et sur tous les services et pas seulement quand on regarde des films ou des séries.

Verdict

Il est vrai que l’Apple TV coûte plus cher que ses concurrents comme le Roku de la Fnac – entre 54,99 euros et 119 euros – ou encore le Chromecast de Google à 39 euros. Mais si l’on est habitué à l’écosystème Apple, il vaut mieux mettre ce prix. Sachant qu’en utilisant cette box, il va falloir à de nombreuses reprises acheter des apps, des films, des séries ou des bandes dessinées. L’Apple TV offre plus de services que ses concurrents et possède une assez bonne gamme de jeux vidéos. En fait, Apple habitué à utiliser le terme « révolution » lors des lancements de ses produits préfère aujourd’hui parler de télévision du futur. Et la firme de Cupertino a raison : l’Apple TV est une réponse à notre nouvelle façon de consommer la télévision, généralement sur nos ordinateurs. Mais cette nouvelle box peut quand même nous aider à nous réconcilier avec nos écrans de télévision. Et ça, c’est déjà une petite révolution.

 Les caractéristiques techniques de l’Apple TV

Boîtier  : 35 mm X 98 mm. Profondeur : 98 mm Poids : 425 g Capacité  : 32 Go ou 64 Go
Puce A8 avec architecture 64 bits HDMI 1.43 WiFi 802.11ac avec MIMO Ethernet 10/100BASE‑T Technologie sans fil Bluetooth 4.0 Récepteur infrarouge Port USB-C pour l’assistance technique Bloc d’alimentation intégré
Télécommande : 124 mm X 38 mm Épaisseur : 6,3 mm Poids : 47 g
Technologie sans fil Bluetooth 4.0 Émetteur infrarouge Accéléromètre et gyroscope Connecteur Lightning pour la charge

Roland Garros enrichi

France Télévisions intègre des nouveaux modes de contact avec ses écrans

canapé usbFrance Télévisions lance trois innovations numériques : un nouveau format «écran compagnon» pour son application francetvinfo lancée en novembre 2011, l’intégration de francetvinfo sur la TV connectée et une fonction de TV augmentée. France Télévisions lancera, la semaine prochaine, à l’occasion de Roland-Garros, une fonction de «TV augmentée», disponible sur un large parc d’écrans de TV en mode «connectée» traditionnel ou en TNT (HbbTV), quelle que soit la marque du téléviseur. En cliquant sur la touche «OK» de la télécommande, le téléspectateur aura accès à des enrichissements, des interactions, des jeux et des informations (franceTV info, guide des programmes, météo, score des matches…), mais aussi au replay (francetv pluzz), à la fonction Salto (revenir au début du programme), aux contenus francetv sport, aux réseaux sociaux, etc. La technologie mise en place par France Télévisions sera mise à la disposition des développeurs extérieurs via API et pourra être proposée aux autres chaînes françaises. Concernant francetvinfo, la chaîne rappelle qu’en mars 2013, elle a rassemblé une audience record de 5,092 millions de visiteurs uniques (+28% en 6 mois), devant TF1 News (4,265 millions de VU), «sans cobranding ni double marque dans la catégorie Actualités». La marque d’info bénéficie d’un nouveau format «écran compagnon» disponible dès aujourd’hui sur Web et applications Apple et qui sera déployé sur Android en juin. Il propose «à la manière d’un tableau de bord» les éléments pour «voir, comprendre et partager : l’information, les retransmissions vidéo, les clés de la rédaction et les commentaires». Francetvinfo va également s’étendre à la TV connectée avec des fonctions «complétement pensées pour l’écran TV, avec trois objectifs : la pertinence des contenus, la simplicité de l’interface et le confort dans la consultation». Elle s’articule autour de quatre piliers : la vidéo, le temps réel, les photos et les rendez-vous réguliers avec accès à tous les JT (nationaux et locaux) de France Télévisions.

Source Offremedia.com le 16/05/13

Bouquets de chaînes web

Un Français sur quatre visionne des contenus TV sur PC, tablette et mobile
Youtube lance 53 chaînes payantes dont 29 en FranceLa plateforme vidéo diversifie ses sources de revenus en permettant à des partenaires diffuseurs de lancer des offres accessibles sur abonnement payant.

Fort d’un milliard de visiteurs uniques par mois dans le monde, Youtube vient de poser les bases d’une nouvelle source de revenus en officialisant le 9 mai le lancement de 53 chaînes payantes, pour lesquelles les abonnements varient de 0,99 à 7,99 dollars par mois. Parmi ces 53 chaînes jeunesse, musique, humour ou encore sport, 29 sont accessibles depuis la France. Les diffuseurs partenaires de Youtube sont pour l’instant des start-up ou des chaînes TV trop petites pour se payer une place sur bouquet satellite. Elles proposent aux internautes une période d’essai gratuite de deux semaines et peuvent à leur choix insérer de la publicité dans leurs programmes. Youtube n’a pas précisé quelle commission il s’adjugeait sur les revenus tirés de ces offres, indiquant simplement qu’elle serait inférieure à 50%. Dans le cas des chaînes gratuites dotées de publicité, la filiale de Google se réserve 45% des revenus

Source Flore fauconnier le 13/05/13 pour le JDN

Yahoo Productions

offremediaYahoo! investit de plus en plus dans ses programmes originaux

Dans le cadre de la présentation le 29 avril à New York de ses nouveaux axes stratégiques, Yahoo! a confirmé son annonce de septembre 2012, avec le lancement de toute une série de nouvelles productions originales , à des partenariats pour développer ces contenus et au développement de nouvelles offres publicitaires. Ainsi, d’ici la fin de l’année 2013, Yahoo! proposera des programmes humoristiques («Tiny Commando», «We Need Help», «Losing your virginity with John Stamos»…) et Lifestyle en 2014 («Fashion Recipe», «Cinema & Spice», «Grill Girls»…) qui pourront être visionnés en «binge-viewing», c’est-à-dire en fournissant en une fois aux internautes l’intégralité des contenus. Par ailleurs, après avoir conclu récemment un accord pour la diffusion exclusive des archives de «Saturday Night Live» avec NBC, Yahoo! poursuit son partenariat avec le network américain pour trois de ses programmes emblématiques : Nightline, World News et Good Morning America. Le département Finances du portail travaillera également avec CNBC pour la coproduction d’un programme sur la finance et les investissements. Yahoo! vient en outre de signer un accord avec Condé Nast pour la diffusion de contenus vidéo. Enfin, avec toutes ces nouveautés, Yahoo! mettra à la disposition des annonceurs une série d’offres publicitaires. Yahoo! Stream Ads, qui permet l’intégration personnalisée des publicités sur la nouvelle homepage du portail et le Billboard qui sera positionné au sommet de la homepage. Yahoo! met aussi à disposition une nouvelle méthode d’achat de vidéos qui allie ses propres chaînes avec les contenus vidéo de ses partenaires.

Source offremedia.com, le 02/05/2013